Coeur de Pirate / Les Déferlantes / 09.07.2010
Publié le 10 juillet 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Festivals | Pas encore de commentaires »Les Eurockéennes à la recherche d’un nouvel équilibre
Publié le 8 juillet 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Concerts, Festivals | 4 commentaires »Depuis quatre ans, les Eurockéennes cherchent à s’ouvrir à d’autres styles, à programmer des têtes d’affiche plus mainstream et à dénicher quelques belles découvertes. Avec ce changement de cap et une concurrence plus ou moins frontale (Main Square Festival à Arras ou Calvi on the Rocks), la fréquentation se retrouve en baisse, mais pas forcément au détriment de la qualité du festival belfortain.
Avec 20 % de spectateurs en moins par rapport à l’édition précédente, les Eurockéennes 2010 étaient finalement plus respirables. Étant donné les 30° allègrement dépassés tout au long du week-end, ce n’était pas un luxe. Avec des têtes d’affiche éloignées de l’univers rock traditionnellement représenté à Belfort, le festival déroute. Depuis 2006, Daft Punk et Kanye West sont passés par le Territoire. Cette année, Jay-Z, Mika et Missy Elliot avaient de quoi dérouter les métalleux de la première heure.
Le vendredi, c’est pourtant les vétérans de Suicidal Tendencies qui ouvraient de bien belle manière les festivités à l’heure du goûter sous le Chapiteau. Horaire étonnant pour ce groupe majeur du thrash metal américain. La partie rythmique fera tout de même la démonstration de son incroyable virtuosité. À peine le temps d’entendre leurs dernières notes que Two Door Cinema Club enchaine sur la scène de la Plage au bord du lac du Malsaucy. Le soleil décline, parfait moment pour écouter leur musique dansante, mais parfois un peu trop légère pour vraiment rassasier le spectateur en recherche de sensation forte.
18 heures, horaire étonnant pour Sophie Hunger, Piers Faccini, Patrick Watson et leur orchestre. Sous un Chapiteau à la décoration peu avenante, la création franco-suisse a du mal à captiver malgré sa qualité. Un bijou dans un écrin définitivement pas à sa dimension. Ce même endroit avait finalement peu d’importance ensuite pour les Black Keys et leur blues rock rugueux absolument incroyable. On attendait autant de la prestation de Foals à la Plage. Malheureusement, les Anglais ont eu du mal à entrer dans leur concert, au moins durant sa première moitié. Loin très loin de leurs prestations miraculeuses de la Cigale en 2008 et du dernier Printemps de Bourges.
Deux têtes de pont du hip-hop clôturaient cette première soirée sur la Grande Scène. On passera vite sur Missy Elliot et son playback loupé qui n’en fait définitivement plus que l’ombre d’elle-même. Jay-Z est aussi mégalo qu’elle (arrivée en hélicoptère au festival, staff de 82 personnes), mais d’une efficacité à toute épreuve. Son flow incroyable sera mis en valeur par quelques a capella de haute volée. Projections vidéo implacables, backing band plus en place que jamais, hits universels : on se laisse embarquer avec un plaisir non dissimulé par le New-Yorkais. Un des meilleurs concerts des Eurocks 2010.
La pluie s’invite, l’atmosphère s’électrise
Le samedi, on goutera au privilège de voir une partie du concert d’Émilie Simon depuis les backstages. Malgré une prestation réussie, sa pop électronique a du mal à trouver sa place sous ce Chapiteau décidément plus apte à accueillir du gros son. Tandis que le guitariste d’Airbourne escaladait l’immense structure métallique de la Grande Scène pour jouer un solo, General Elektriks débutait sa prestation hallucinante d’énergie. Aucun doute, le funk fait bien partie de l’ADN du groupe de Hervé Salters.
The Specials investissaient ensuite la Grande Scène pour un concert qui se délecte telle une madeleine de Proust. Si l’énergie est un peu perdue (comment leur en vouloir), la cohésion entre chaque membre est parfaite, la cohérence technique affutée. C’est une tout autre histoire pour The Hives dont le concert est retardé à cause de la pluie. Il en découlera une prestation apocalyptique avec orages et éclairs en arrière-plan, parfaits pour illustrer la déflagration sonore de l’ensemble. Sous le Chapiteau, Ghinzu leur rendra la pareille, toujours aussi prompte à sublimer les accents bruitistes et saturés de sa musique.
Le beau temps revient le dimanche et permet au public de littéralement cuire devant le concert de la solaire Martina Topley-Bird sur la toute petite scène de la Loggia. Son batteur multi-instrumentise cagoulé tel un ninja en rajoute à l’ambiance décalée produite par sa musique. Puis les petits cons de Gallows sous le Chapiteau changent de registre et mettent une vraie bonne claque à aux spectateurs. Leur chanteur Frank Carter n’hésite pas à insulter tout le monde puis fait écarter la foule en un cercle immense avant d’inciter au pogo géant. Dans le genre dansant, mais dans un esprit différent, LCD Soundystem retournera ensuite lui aussi le Chapiteau. Avec une vraie classe, le groupe livrera une prestation d’une extraordinaire tenue. On danse intelligemment, sans un seul gimmick putassier, et ça fait du bien.
C’est Massive Attack qui clôturera le festival sur la Grande Scène. Avec un son toujours aussi puissant, le duo fait la part belle aux musiciens et collaborateurs de son collectif. L’inoxydable Horace Andy et la copine Martina-Topley Bird se relaieront ainsi derrière le micro.
Artistiquement réussie la programmation des Eurockéennes doit désormais prouver qu’elle intéresse un nouveau public n’ayant pas le réflexe de venir à Belfort. Une prise de risque pour un équilibre bien délicat à trouver.
Suicidal Tendencies / Les Eurockéennes / 02.07.2010
Publié le 3 juillet 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Concerts, Festivals | 1 commentaire »NTM / Parc des Princes / 19.06.10
Publié le 20 juin 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Concerts | 31 commentaires »NTM s’est vu trop gros hier soir au Parc des Princes. Rêve de gosse d’un groupe « qui a commencé dans les MJC », le Parc n’a pas vraiment rendu l’amour que le duo lui porte. Pluie, froid, public parsemé, système vidéo défaillant, son sous-dimensionné : peu d’éléments ont joué en la faveur de ces parrains du hip-hop français.
En septembre 2008, NTM retournait littéralement Bercy lors de son grand retour. Show millimétré et spectateurs chauffés à blanc, tout donnait l’impression que le groupe avait pris la bonne décision de revenir. Depuis, le Suprême enchaine les concerts sans jamais avoir l’intention de produire à nouveau un disque. Malheureusement pour lui, l’impression de tourner en rond dans son répertoire se fait désormais sentir.
Pourtant accompagné de deux DJs, d’un groupe, de choristes, de danseurs et d’invités de marque (Big Ali, Lord Kossity, Raggasonic), le duo n’a presque jamais réussi à convaincre hier soir. Une sensation de « too much » un peu raté prédominait à la sortie du Parc. Le sound system n’était pas très impactant, surtout lorsque les musiciens réinterprétaient certains titres. Une bonne grosse production hip-hop tape toujours plus qu’un backing band à l’approche un peu trop smooth, aussi talentueux soit-il. Si l’on rajoute à cela des écrans vidéo instables à chaque beat un peu trop appuyé, on obtient un public qui a du mal à se lâcher et qui se sent même un peu seul à la vue des places restantes en tribunes.
Heureusement que quelques fulgurances réussirent tout de même à réchauffer le public. Après les frissons de l’introduction enchainée avec Seine-Saint-Denis style, Qu’est-ce qu’on attend, soutenu par de nombreux fumigènes allumés dans la fosse retournera le public. Puis Joey Starr et son Carnival arrivera enfin à faire danser le public, non sans mal, en le faisant reculer, avancer, sauter, etc.
Pari à moitié gagné pour NTM au Parc des Princes. Mauvais timing, cadre peu avenant, setlist soufflant le chaud et le froid, trop de détails négatifs se sont amoncelés. Pendant ce temps-là, IAM jouait gratuitement à Ivry après avoir ravi le Divan du Monde la veille. Marseille 1, Paris 0.
The Chemical Brothers – Further
Publié le 13 juin 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Disques | 5 commentaires »Et si on se cotisait pour les Chemical Brothers ? Depuis 2002 et Come with us (leur premier album qui faisait moins bien que les précédents), le duo britannique semble ne pas avoir acquis de nouvelles machines. En résulte toujours ce même son entre techno psychédélique et énergie rock. Avantage du procédé : on reconnait un album de Tom Rowlands et Ed Simon entre mille.
Cela ne loupe pas avec Further, premier album des Chemical Brothers depuis trois ans. En ouverture, Snow imprime son larsen et sa rythmique avec basse et vocaux répétitifs, mais c’est surtout Escape velocity, second titre épique de douze minutes qui utilise à outrance tous les codes chimiques de la fratrie. Des montées interminables, une boucle basique et une efficacité redoutable.
Car malgré cette utilisation encore et encore des mêmes sons, le résultat donne une immense envie de danser comme on en avait plus eu depuis It began in Afrika. Ce titre est loin d’être le seul à remplir ce contrat. Horse power se pose aussi comme une machine à dancefloor avec un hennissement de cheval comme principal gimmick. Entre ces titres, le duo insère quelques morceaux plus pop (K+D+B), downtempo (Another world) ou carrément psychédélique (Dissolve, une des meilleures productions du disque).
En seulement huit titres et 52 minutes (leur album le plus concis depuis Exit planet dust), les deux Mancuniens montrent qu’un recours aux featurings limité donne bien plus d’homogénéité à leurs albums. Surtout, les Chemical Brothers reviennent à la valeur principale de leur musique qui leur faisait défaut depuis des années : l’hédonisme.
- Album Further disponible le 14 juin (EMI)
Arandel – In D
Publié le 11 juin 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Disques | 2 commentaires »Introspection maladive et ambiance lunaire. L’écoute d’In D d’Arandel laisse forcément des séquelles. Entièrement réalisé sans aucun sample ni utilisation de MIDI, l’album s’inspire et rend hommage au mythique In C de Terry Riley. Cette performance technique pour un album lorgnant fortement du côté de la musique électronique ne masque pas pour autant l’artistique. Comme toujours, la contrainte appelle l’inspiration. Cela est confirmé par une nouvelle fois par Arandel.
Pour cet album le musicien a fait appel à divers instruments : boites à rythmes, claviers analogiques, stylophone, hapidrum, mélodica, violoncelles, flûtes ou xylophone. Il se paye même le luxe de faire appel à la voix de Fredo Viola. En résulte une oeuvre d’une incroyable richesse ballotant l’auditeur d’une ambiance digne des meilleurs clubs européens (In D #7) à une vision d’une apocalypse approchante a pas lent, mais assurés (In D #9).
On navigue aussi bien entre les eaux troubles souillées auparavant par Brian Eno (In D #6) que vers une chorale angoissante rappelant le son émis par le mystérieux monolithe de 2001, l’odyssée de l’espace et portée par une basse dub lancinante. L’ensemble propose une homogénéité digne des grands disques. On comprend alors la somme de travail effectué pour cet album sombre et troublant. Encore un coup de maître chez InFiné, les bonnes habitudes vont être difficile à perdre.
- Album In D disponible le 28 juin (InFiné / Discograph)
- In D prochainement en écoute sur Deezer
Sophie Hunger / La Cigale / 02.06.10
Publié le 3 juin 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Concerts | 2 commentaires »Créer une ambiance intimiste devant le petit millier de spectateurs de la Cigale, c’est ce que Sophie Hunger a réussi à faire hier avec ses quatre incroyables musiciens, aussi essentiels qu’elle à cette prestation.
Débordante de sensibilité, la petite Suisse allemande a mené de main de maître son concert, dissimulée derrière une timidité maladive, mais absolument essentielle à sa musique. Entièrement de rouge vêtue, elle fait l’effort de présenter en français ses chansons, se trompant juste assez sur les mots pour que l’on trouve cela charmant. Humour et raffinement seront les deux fondements de ses interventions, comme lors de sa précédente série de concerts l’année dernière à la Boule Noire.
Ce qui interpelle surtout avec Sophie Hunger est sa capacité à traduire magnifiquement sur scène des albums très moyens, remplis de compositions tout aussi agréables que fades. Accompagnée d’un batteur, bassiste, guitariste et surtout d’un hallucinant tromboniste, la jeune fille déploie sa musique et l’exprime comme si elle se libérait d’un carcan trop contraignant.
Les ambiances se succèdent, alternativement intimistes (seule à la guitare ou au piano) ou flamboyantes (grâce aux montées en intensité du groupe). La chanteuse doit en effet beaucoup à ses musiciens. Les choeurs, l’étonnant solo de cymbales/glockenspiel et la performance toute en finesse du tromboniste finiront d’achever le public conquis dès la première note de guitare du concert. Il ne manquera plus qu’un dernier titre entièrement joué en acoustique, assis par terre sur scène comme autour d’un feu de bois et joué dans un silence religieux pour parachever le tableau déjà proche du chef-d’oeuvre.
Comme si le disque n’était qu’un écrin trop étroit pour sa musique, Sophie Hunger prend définitivement toute sa dimension sur scène. Là où les artistes se révèlent réellement.
- Album 1983 disponible (Universal Music)
- En concert le 3 juin à Strasbourg, le 2 juillet aux Eurockéennes et le 16 juillet aux Vieilles Charrues
Elise Costa – Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears
Publié le 21 mai 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Livres | 2 commentaires »Une fan de Britney Spears qui part sur les routes américaines sur la trace de son idole. Le pitch de Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears peut faire peur à première vue, la réalité est un peu plus complexe que ça.
Écrit à la première personne sous forme de journal de bord, le livre raconte le road trip d’Élise Costa à travers les États-Unis. De la Côte est à ouest, elle visite les lieux où la chanteuse a vécu des moments importants de sa carrière : New York, Kentwood en Louisiane (d’où est originaire l’artiste), Las Vegas et Los Angeles. Il ne faut pas s’attendre à apprendre des choses extraordinaires sur la superstar de la pop mainstream américaine. L’auteur n’a pas du tout cherché à investiguer ou à vérifier des rumeurs. C’est d’ailleurs le principal défaut de l’ouvrage qui, sur un mode gonzo-journalisme, nous fait partager le quotidien d’Élise Costa dont les informations tiennent plutôt d’une revue de presse géante très bien documentée. Le ressenti de l’auteur est également très naïf, oscillant entre émerveillement envers Britney Spears et détachement tenant plus d’un rappel de la raison que d’une réelle prise de conscience de la banalité d’une partie de la musique de l’artiste.
Voilà pour les reproches, car le récit bénéficie justement de cette naïveté qui le rend en définitive très attachant. Élise Costa voyage seule, fait des rencontres improbables et les raconte bien. L’écriture est fluide, moderne et fait un usage abusif des notes en bas de page, tel un running joke déraisonnable. Pour qui ne connait absolument pas la chanteuse, le livre est une petite mine d’or d’anecdotes. Le fan passera son chemin, à moins que l’identification à l’auteur lui fasse vivre cette épopée par procuration, le novice sera heureux d’enfin découvrir Britney Spears sous un autre jour. Trentenaire décomplexée, Élise Costa manie les références culturelles de cette génération, entre nostalgie et désabusement face à la jeunesse qui s’éloigne lentement, mais de manière inéluctable.
En prenant un peu de recul, le livre devient également le témoignage d’une fan au coeur de la culture américaine. Récemment était publiée une enquête d’envergure de Frédéric Martel, très justement nommée Mainstream. Au long d’un périple au long cours à travers le monde, le journaliste y décrivait minutieusement les mécanismes économiques et politiques de la culture de masse, notamment américaine. Difficile de trouver quelqu’un qui la représente aussi bien en musique que Britney Spears. Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears montre précisément la face humaine de cette industrie culturelle. On y constate ainsi l’effet qu’elle provoque, aussi bien sur les fans transis, comme Élise Costa en croise durant le concert d’Anheim, que sur l’artiste elle-même. Le lecteur devient le témoin d’une lente descente aux enfers de la chanteuse, victime d’une société du spectacle bien rodée et finalement destructrice de ce qu’elle avait construit de toutes pièces quelques années plus tôt.
- Elise Costa - Comment je n’ai pas rencontré Briney Spears, disponible (Éditions Rue Fromentin)
- Frédéric Martel – Mainstream, disponible (Flammarion)
1973 – Bye bye cellphone
Publié le 19 mai 2010 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Disques | 2 commentaires »15 mai 2010, il souffle un vent encore froid à Paris malgré le printemps bien avancé. En ce week-end de l’Ascension, la Flèche d’Or est pourtant aussi peu remplie qu’en plein mois d’août. On rêve depuis un mois à l’été qui avait bizarrement fait une apparition durant le Printemps de Bourges. Depuis un mois tourne aussi en boucle sur la platine Bye bye cellphone, le premier album du trio parisien 1973.
Sur la scène de cette ancienne gare de la Petite Ceinture parisienne, le trio accompagné de sa section rythmique déroule sa pop subtile et réchauffe enfin l’ambiance pourrie précédemment par Young Man. Difficile de penser que derrière ce titre naïf se cachait autre chose qu’un disque de hippies prônant le retour aux sources. La date choisie comme nom de baptême du groupe pouvait également laisser penser à des gamins de dix-huit ans, nostalgiques d’une époque où le rock n’était pas seulement une mode chez H&M. Rien de tout ça n’est finalement juste, ce premier album n’est rien d’autre que le premier disque de grands gamins, très loin d’être des teenagers.
Comment des gosses auraient-ils pu de toute manière composer ces onze chansons au sens mélodique plus entendu en France depuis longtemps ? Pour arriver à ce niveau de perfection en terme d’arrangement pop, c’est vers les années 60 qu’il faut se tourner. Du banjo aux claviers vintage, tous les clichés y passent sans pourtant jamais sonner comme tels. Difficile, voire impossible, de ne pas écouter l’album en entier une fois lancé et être émerveillé devant tant de cohérence. L’évidence même des mélodies et l’atmosphère terriblement ensoleillée de l’ensemble nous fait finalement pousser des ailes et rêver d’évasion.
Road trip en cabriolet à travers les États-Unis, cheveux aux vents pour ceux à qui il en reste, ou farniente au bord de l’eau. On s’imagine pendant ce moment précieux où le soleil se noie dans la mer. Plus rien alors n’a d’importance puisque l’endless summer est là et que l’on tient le disque parfait pour l’accompagner. Et l’on pense alors aux propos de Montesquieu dans son interprétation de la théorie des climats : « la paresse y sera le bonheur ».
- Album disponible le 7 juin (Blonde Music)
- HibOO d’Live : 1973 – Reboot Part I







