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	<description>Good music for good karma</description>
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		<title>Les contradictions de Patti Smith (04.11.11 @ Saint-Eustache)</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 15:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<h3>Il serait tellement facile de faire le parallèle entre la prestation de Patti Smith hier soir à l’église Saint-Eustache et un office funéraire. Il serait aussi facile de n’y avoir vu qu’une prière, même si le décorum y incitait fortement. A y regarder de plus près ce concert acoustique était finalement tout sauf une cérémonie : la scène placée au fond de l’église à l’opposé complet de l’autel aurait du nous mettre sur la voix tout de suite. Patti Smith se plaçait là dans une optique tout sauf religieuse.</h3>
<p>Deux jours après la fête des morts, Patti Smith était pourtant là pour célébrer les siens : Robert Mapplethorpe et Frederick Dewey Smith. Le premier était son ami et amant lors des premières années new-yorkaises de la chanteuse. Le second a été son mari des années durant. Le quatre  novembre n’était donc pas choisi au hasard, date de la naissance de Mapplethorpe et de la mort de Smith. Une sorte de célébration de recueillement athée, sans jamais une référence direct à un dieu quelconque.</p>
<div id="attachment_5613" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/11/patti-smith-saint-eustache.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5613" title="patti smith saint eustache" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/11/patti-smith-saint-eustache-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Patti Smith à Saint-Eustache</p></div>
<p>Il suffit de lire le touchant Just Kids pour savoir combien a compté le photographe Robert Mapplethorpe dans l’art de l’américaine. Ancien guitariste du MC5 de Détroit, Frederick Smith est quant à lui le père des deux enfant de Patti Smith, dont Jesse Paris qui l’accompagnait justement au piano sur la scène de Saint-Eustache en compagnie de l’incontournable Lenny Kaye à la guitare. Voilà pour le casting qui permet de comprendre combien ce concert était important pour la poétesse.</p>
<p>S’entourer de sa garde rapprochée et de sa famille voilà désormais l’une des choses les plus essentielles pour Patti Smith. Elle avait quitté sa famille du New Jersey pour aller vivre une aventure artistique à New York et y rencontrer toute la scène alternative gravitant autour du mythique Chelsea Hotel. Elle qui vécu juste avant son rêve de s’enfuir à Paris pour n’y vivre presque que d’art et d’eau fraiche, est désormais revenu dans un giron bien plus traditionnel que celui dans lequel elle se trouvait à cette époque de sa vie ; en marge de la société.</p>
<h3>« <em>L&#8217;idée que nous naissons dans un monde où tout a été organisé par ceux qui nous précédent m&#8217;a immédiatement paru oppressante</em> », écrit-elle très justement dans Just Kids.</h3>
<p>On sent pourtant que les valeurs que Patti Smith met maintenant en avant dans ses concerts sont universellement défendues depuis des lustres dans nos sociétés. Quoi de plus banal, mais toutefois noble, de nous inciter à célébrer et penser à nos morts. Etonnant également de voir comment la famille et encore plus la filiation semblent importantes pour elle. Il n’est jamais anodin de célébrer la mémoire d’amis, amants et mari avec la participation de sa fille ; qu’elle n’hésite pas à mettre régulièrement en avant.</p>
<p>Une situation paradoxale pour celle qui étaient considérée dans les années 1970 comme l’une des marraines du punk. Celle qui représentait justement tout, sauf le monde tel qu’on l’avait vécu jusqu’alors.</p>
<ul>
<li><em>Le compte-rendu complet du concert à lire chez <a href="http://www.lecargo.org/spip/patti-smith/eglise-saint-eustache/article7667.html" target="_blank">le Cargo</a>, <a href="http://www.le-hiboo.com/1073-patti-smith-a-leglise-saint-eustache/" target="_blank">le Hiboo</a> ou <a href="http://www.letransistor.com/8000-concerts-la-messe-de-patti-smith-a-saint-eustache-06-11-2011" target="_blank">le Transistor</a>.</em></li>
<li><em>La suite du programme des <a href="http://www.madamelune.com/news/index.php?type=2&amp;pagin=1" target="_blank">Rendez-vous de la Lune</a>.  </em></li>
</ul>
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		<title>Frissons (Ricardo Villalobos @ Panorama Bar, Berlin, 02.09.11)</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 19:24:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Minuit est passé. L’atmosphère est déjà fraiche et légèrement humide en ce début de mois de septembre. La file d’attente n’est pas longue, mais déjà assez fournie. Certains sont là depuis longtemps et impatients de rentrer. Depuis que j’y suis aussi, j’ai quelques frissons. Non pas à cause de la fraicheur ambiante, mais parce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Minuit est passé. L’atmosphère est déjà fraiche et légèrement humide en ce début de mois de septembre. La file d’attente n’est pas longue, mais déjà assez fournie. Certains sont là depuis longtemps et impatients de rentrer. Depuis que j’y suis aussi, j’ai quelques frissons. Non pas à cause de la fraicheur ambiante, mais parce que je ne suis absolument pas certain d’entrer au Panorama Bar. Comme à chaque fois, rien n’est fait ; cette impression de venir ici pour la première fois. Cette impression de tout recommencer à chaque fois. Frustration. Excitation.</h3>
<p>Les portes s’ouvrent enfin. Tout le monde se tourne vers elles et regarde en sortir les physios au physique toujours aussi peu avenant. On se tait, on observe. Le premier groupe entre, les cerbères doivent être de bonne humeur ce soir. Le second se fait dégager d’un simple signe de tête indiquant l’extérieur. Finalement aussi peu commodes qu’à leur habitude. Le cérémonial continue invariablement, sans que personne ne sache sur qui le couperet va tomber. Garçons, filles, homos, hétéros, extravagants, introvertis : aucune règle n’est établie pour pouvoir entrer à tous les coups.</p>
<p>Plus l’on s’approche des portes, plus la pression monte. Les sourires sur les lèvres s’effacent au fur et à mesure. Les muscles se tendent, les nerfs sont à vifs. Le soulagement ne viendra que d’un hochement de tête positif. Ne pas être accepté jettera l&#8217;opprobre sur soi. On quittera la scène la tête basse, honteux d’avoir été rejeté. D’autres font semblant de rien et partent l’air de rien, en rigolant et se moquant de ceux qui restent. Tout le monde les regarde avec peine, sachant très bien qu’au fond d’eux la honte du rejet les a déjà envahis. Ils devront allez clubber ailleurs, dans un lieu de second choix. La première classe n’est pas pour eux ce soir.</p>
<h3>On arrive devant lui, l’impression d’être nu face à un jury, comme dans un mauvais rêve dont on ne s’éveillerait pas.</h3>
<h3><span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px; font-weight: normal;">Il nous observe, tatouages et piercings tout en avant. On est tellement différent de lui ; habillé chez Gap comme 50 millions de personnes dans le monde. On n’est personne, un banal mannequin tiré d’un mauvais catalogue de vente par correspondance. Des comme nous, on en croise mille dans les rues de toutes les capitales occidentales. Rien ne nous différencie des autres, rien. </span></h3>
<p>On se sent petit, pas légitime d’être là. Pourquoi on mériterait d’entrer alors que d’autres sortent bien plus de l’ordinaire ? Ce manque de confiance en soi permanent qui m’assaille à chaque mouvement de ma vie est ce soir à son paroxysme. Aucune raison de faire une nouvelle fois partie de la fête. Cet endroit j’y suis déjà entrée plusieurs fois par miracle, mais aujourd’hui l’illusion ne tiendra pas. Son regard se pose sur moi de haut en bas. Aller-retour rapide, plusieurs fois, hésitation. Coup d’oeil à ses deux acolytes, sourires échangés, pas un mot de prononcé. Signe de tête vers l’intérieur du club, Ricardo Villalobos n’attendait que nous ; ce soir je me sens invincible, seulement ce soir.</p>
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		<title>Primal Scream et The Rapture ressuscitent la dance music</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 10:32:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine Paris accueillait consécutivement The Rapture et Primal Scream en concert. Les premiers avaient choisi La Maroquinerie pour fêter leur nouvel opus In The Grace Of Your Love le jour de sa sortie. Les seconds remplissaient le lendemain la Cigale dans le cadre d’une tournée destinée à honorer les vingt ans de leur emblématique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Cette semaine Paris accueillait consécutivement The Rapture et Primal Scream en concert. Les premiers avaient choisi La Maroquinerie pour fêter leur nouvel opus <em>In The Grace Of Your Love</em> le jour de sa sortie. Les seconds remplissaient le lendemain la Cigale dans le cadre d’une tournée destinée à honorer les vingt ans de leur emblématique album <em>Screamadelica</em>. Bien qu’ayant une génération d’écart et un ADN entièrement différent, les deux groupes se retrouvent tout de même sur un point : avoir su redonner à un moment donné au rock un souffle de dance music.</h3>
<p>Ce terme que les rockeurs estiment souvent provocateur n’est toutefois pas à confondre avec l’euro dance qui avaient fait les beaux jours des productions italiennes et néerlandaises dans les années 90. Il englobe plutôt toutes les musiques dansantes, notamment celles électroniques qui dominent le style depuis plus de vingt ans. À leur époque respective, chacun des deux groupes a réussi à puiser dans d’autres genres pour insuffler au rock qui arrivait au bout d’un cycle un élan nouveau.</p>
<p><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/09/Primal-Scream-cigale.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5585" title="Primal Scream cigale" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/09/Primal-Scream-cigale-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Avant 1991 et la sortie de <em>Screamdelica</em>, Primal Scream avait alors sorti deux albums (<em>Sonic Flower Groove</em> en 1987, un second sans titre en 1989) recommandables seulement aux fans hardcore du groupe tant ils ne proposent rien de tangible. Avec un look de corbeau sur la pochette du premier, de hippie sur celle du second, le combo se cherchait alors une personnalité. Celle-ci viendra grâce au Summer of Love britannique, l’arrivée massive de l’ecstasy dans les fêtes et surtout la rencontre d’un homme qui changera à jamais leur identité sonore : le producteur Andrew Weatherall. C’est lui qui façonnera le son de <em>Screamadelica</em> en lui apportant ces éléments extérieurs au rock : voix garage, lignes de basse dub et rythmiques house.</p>
<p>En 1999 le rock indé est à son paroxysme. De PJ Harvey aux Pixies en passant par The Smashing Pumpkins, la scène cartonne et tourne en boucle sur MTV, pas encore tout à fait éclipsée par le tsunami hip-hop/R’n’B qui ne lui laissera qu’une portion congrue dans les années suivantes. The Rapture qui sort son premier disque en 1999 (le huit titres <em>Mirror</em>) sent déjà qu’il doit aller voir ailleurs. Malgré une musique inspirée en partie par le post-punk new-yorkais et une voix à la Robert Smith, on sent déjà poindre chez le groupe des gimmicks funk et une envie d’aller voir la seule énergie rock. La chanson <em>Olio</em> en est le meilleur exemple. Présente sur <em>Mirror</em>, elle ouvrira également l’album <em>Echoes</em> de 2003 avec une production électronique entièrement différente. L’album contiendra également le titre <em>House Of Jealous Lovers</em> qui deviendra un hymne de la scène new-yorkaise d’alors.</p>
<h3>Sur scène, ces différences se font bien sentir.</h3>
<p>Primal Scream propose une prestation hédoniste, teintée de psychédélisme et d’un rock’n’roll que n’auraient pas renié les Rolling Stones à leurs débuts. L’électronique est loin d’être dominante dans leur son, venant simplement soutenir les autres musiciens. On est loin du son très électronique que le groupe offrait lors de la tournée de <em>Xtrmntr</em> en 2000. Bobbie Gillespie reste toujours aussi bon comme front man ; à presque 50 ans, il mène toujours aussi bien la barre. L’esthétique globale est ici influencée autant par le rock 70s que l’acid house.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/TJ78PqjuC30?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0" width="600" height="367"></iframe></p>
<p>Du côté des Rapture on préfère encore et toujours des sons nerveux et tranchant qui s’accordent tellement bien avec la voix acérée de Luke Jenner. Derrière ses claviers Gabriel Andruzzi distille des sonorités plus électroniques que Primal Scream et se permet même des titres sans chant où tous les membres du groupe sans exception passent derrière les machines (la seconde partie d’<em>Olio</em>). Mais les New-Yorkais assume aussi un héritage 80s toujours pas le biais de Gabriel Andruzzi qui se donnent au saxo tel un Epic Sax Guy.  Il vient ainsi apporter une légère touche kitsch à un ensemble désormais très léché, notamment par la production de Philippe Zdar (présent dans le public ce soir-là).<em> How Deep Is Your Love?</em> ne renie pas ces racines et se pose comme un vrai titre de club qu’un producteur de house garage n’aurait pas renié.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/eggfe6mmquQ?rel=0&amp;hd=1" frameborder="0" width="600" height="367"></iframe></p>
<p>Il manquait tout de même à The Rapture cette semaine, cette petite touche de folie rock’n’roll abandonnée sur le dernier album. Primal Scream a réellement réussi à conserver ce fond d’improvisation et de larsen qui amène un on ne sait quoi d&#8217;inattendu. En témoigne la version de 20 minutes de <em>Higher Than The Sun</em> et ce final plus bruyant qu’un boeuf entre Sonic Youth et My Bloody Valentine.</p>
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		<title>Body &amp; Soul @ Plages Electroniques, Cannes &#124; 17.08.2011</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 19:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627346336641%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627346336641%2F&amp;set_id=72157627346336641&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=104087" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=104087" flashvars="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627346336641%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627346336641%2F&amp;set_id=72157627346336641&amp;jump_to=" allowFullScreen="true" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Les premières fois (Pantiero 2011)</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 08:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet été-là, c’était ma toute première fois. À cet âge là on n’a encore rien vu, mais on ne le sait pas encore. On pense que tout sera toujours comme ça : excitant, interdit, éternel. On dit oui à tout ce que l’on nous propose, de peur de ne plus jamais avoir l’occasion de le refaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Cet été-là, c’était ma toute première fois. À cet âge là on n’a encore rien vu, mais on ne le sait pas encore. On pense que tout sera toujours comme ça : excitant, interdit, éternel. On dit oui à tout ce que l’on nous propose, de peur de ne plus jamais avoir l’occasion de le refaire un jour.</h3>
<p>Enchaîner les premières fois procure ce petit gout de découverte infinie. Cette envie de prolonger ce plaisir indéfiniment. Sans comprendre qu’on le perdra forcément à un moment, à force de répétition. Cet été-là, je partais en vacances pour la première fois toute seule avec mes amies. Camping à Mandelieu, plages et sorties à Cannes.</p>
<p>Il était du coin, il avait dix-huit ans. J’avais seize ans, j’étais du Nord. L’amourette de vacances parfaite. Elle aussi on pense qu’elle durera pour toujours ; et qu’on se reverra aux vacances de la Toussaint ; et qu’avec un peu de chance on passera Noël ensemble. Il n’en sera forcément rien, mais on ne peut pas s’y résoudre à l’instant où l’on vit ce moment. On tombera de haut et l’on sera forcément déçu ; pour la première fois.</p>
<p>C’est ce soir-là que je me suis sentie ivre pour la première fois. Ma jupe en coton me semblait encore plus légère que d’habitude. Ce délicat courant d’air venait régulièrement caresser ma peau dorée après quelques jours de plages. Ce vin blanc bu sur la terrasse du Palais des Festivals s’accordait parfaitement avec les enfantillages musicaux de Gold Panda caché derrière sa capuche.</p>
<h3>Je me sentais bien ; pour la première fois.</h3>
<p>La tête me tournoyait un peu, juste ce qu’il faut pour ce que cet autochtone me la fasse tourner pour tout le reste de l’été. Enveloppé par les couches successives de cette musique lancinante je me laissais aller dans ses bras aux muscles secs mais assez puissants pour me soutenir. Je sentais battre son buste contre le mien à l’unisson des beats sortant des haut-parleurs. En le voyant, j’avais cette fois-ci décidé de ne pas minauder et de m’abandonner à lui avec confiance, comme si j’avais fait un pari avec moi-même ; pour la première fois.</p>
<p>Puis Trentemøller arriva sur scène avec tout son groupe. Jamais de ma vie je n’aurais imaginé qu’un Danois puisse faire une telle musique. Pour cette première fois en festival, ce serait la première fois que des frissons me parcouraient le corps à cause de la musique. Jamais jusqu’à présent je ne pensais qu’une telle chose soit possible. On me l’avait décrit comme simple DJ, je découvre un homme derrière ses claviers, accompagné de plusieurs musiciens, dont une guitariste tellement élégante qu’elle me donne envie de monter sur scène un jour ; pour la première fois.</p>
<p>À fin des concerts, je compris que c’était le moment ou jamais de franchir le pas avec mon Cannois. Ses parents étaient partis en vacances pour deux semaines, il nous proposait de tout passer le reste de la nuit chez lui. Le frisson du défendu était plus fort que jamais, mais j’allais en connaître un encore plus intense cette nuit-là ; pour la première fois.</p>
<p>C’est comme ça que je compris que saisir les premières fois tout au long de ma vie permettait de se sentir à chaque fois comme un gosse. Une manière de rester jeune ; une dernière fois.</p>
<p><object width="600" height="450" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627407220642%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627407220642%2F&amp;set_id=72157627407220642&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=104087" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="600" height="450" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=104087" flashvars="offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627407220642%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fgoodkarmablog%2Fsets%2F72157627407220642%2F&amp;set_id=72157627407220642&amp;jump_to=" allowFullScreen="true" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Amon Tobin / Le Bataclan / 11.06.2011</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 10:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[Remettre le corps au centre de l’émotion. Voilà ni plus ni moins ce que proposait Amon Tobin lors de sa performance au Bataclan. Dans la lignée de son dernier album, le Brésilien voulait parler directement à nos sens, laissant nos émotions de côté. Avec ISAM, Amon Tobin a marqué un tournant dans sa discographie. Absence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/06/amon-tobin-bataclan.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5533" title="amon tobin bataclan" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/06/amon-tobin-bataclan-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" /></a>Remettre le corps au centre de l’émotion. Voilà ni plus ni moins ce que proposait Amon Tobin lors de sa performance au Bataclan. Dans la lignée de son dernier album, le Brésilien voulait parler directement à nos sens, laissant nos émotions de côté.</h3>
<p>Avec <em><a href="http://www.playlistsociety.fr/2011/05/amon-tobin-isam/14647/" target="_blank">ISAM</a></em>, Amon Tobin a marqué un tournant dans sa discographie. Absence de mélodie ou presque et rythmiques torturées : à l’écoute de ce disque on est d’abord déboussolé avant d’être complètement happé dans une ouate sonore qui ne parle finalement qu’à notre corps. La production des titres ultra léchée, les textures employées, les infrabasses omniprésentes qui résonnent comme des claques, tout y fait pour que la sensation prime sur l’émotion.</p>
<p>C’est le même postulat qu’a choisi Amon Tobin pour son live mis au point par <a href="http://vsquaredlabs.com/" target="_blank">V Squared Labs</a> et <a href="http://www.lvthn.com/" target="_blank">Leviathan</a>, deux studios à la pointe du design scénographique et visuel. Sur une structure cubiste et asymétrique conçue par Alex Lazarus, les projections parfaitement synchronisées avec la musique ont hypnotisé le spectateur de la première à la dernière note du concert. Perché dans un cube au milieu de cette structure, le metteur en son brésilien était dévoilé au public de temps à autre, comme pour prouver qu’il y avait bien quelqu’un aux manettes.</p>
<p>Blanche et immobile, cette structure prenait vie par le biais d’un impressionnant vidéoprojecteur. Collant parfaitement à la musique, les images piochaient dans l’imaginaire industriel ou (presses, engrenages, vaisseaux spatiaux), naturel (fumée, magma, constellations, papillons) ou tout simplement abstrait (formes, couleurs, géométrie). En résultait une formidable sensation d’illusion d’optique, comme si les artistes impliqués dans le projet voulaient se jouer de la perception du public.</p>
<h3>Devant cette musique très froide, notamment à cause de la large place accordée aux titres d’<em>ISAM</em>, c’est donc la sensation qui dominait l’émotion.</h3>
<p>Amon Tobin n’est pas un musicien démonstratif et enthousiaste. Difficile de danser sur sa musique ou d’être touché par une mélodie. Pourtant, être au centre de la fosse, entouré par cette matière sonore, les yeux aussi écarquillés qu’Alex DeLarge lors de sa rééducation dans Orange mécanique, restera une expérience en termes physiques.</p>
<p>Il faudra attendre un rappel pour enfin écouter des titres sur lesquels il est possible de remuer en rythme, comme le classique <em>Four Ton Mantis</em>. Des bras finissent par se lever, la foule par remuer, des cris d’enthousiasme par se faire entendre. La soirée se transforme enfin en un vrai concert, parfaitement combiné à cette première impression d’installation d’art contemporain. Puis le son cesse, le public reprend ses esprits, Amon Tobin descend de sa navette spatiale, vient saluer le public dans un noir presque total, empli d’une humilité à la hauteur de l’oeuvre extraordinaire qu’il vient de créer.</p>
<ul>
<li>Amon Tobin — <em>ISAM </em>(disponible chez <a href="http://ninjatune.net/fr/release/amon-tobin/isam/amon-tobin/isam" target="_blank">Ninja Tune</a>/PIAS)</li>
<li>Exposition <em>ISAM: Control over nature</em> par Amon Tobin et Tessa Farmer, Espace Saint-Roch, Paris, du 13 au 23 juin 2011</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><iframe width="600" height="371" src="http://www.youtube.com/embed/RGrXijKeSAs?hd=1" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Mechanical Bride — Living With Ants</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 20:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’y croyais pas vraiment et pourtant j’y suis allé. Je savais que ce serait difficile, mais malgré tout j’avais un espoir. Cette petite voix qui dit que c’est possible et que dans le domaine amoureux il n’y a aucune règle valable. C’était pourtant gros comme une maison : tout allait être compliqué. Elle était insaisissable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Je n’y croyais pas vraiment et pourtant j’y suis allé. Je savais que ce serait difficile, mais malgré tout j’avais un espoir. Cette petite voix qui dit que c’est possible et que dans le domaine amoureux il n’y a aucune règle valable. C’était pourtant gros comme une maison : tout allait être compliqué. Elle était insaisissable et moi déjà dépendant d’elle.</h3>
<h3><object width="100%" height="81"><param name="movie" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F12518778&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=f44d02" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F12518778&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=f44d02" allowscriptaccess="always"></embed></object></h3>
<p>Sous des airs de célibataire, elle n’était pas vraiment disponible et pensait encore à un autre. J’étais complètement envouté et ne pensais qu’à elle. J’avais à nouveau quinze ans, dix-sept ans plus tard. Anxieux au coeur qui palpite, je pesais chacun des mots que je lui disais, de peur de l’effrayer. Difficile de la voir. Entre deux rendez-vous, elle m’accordait un peu de temps, souvent autour d’un café, plus rarement un cocktail. Les tête-à-tête l’effrayaient. Rapidement, elle conviait ses amis, pour lesquels je n’étais également qu’un simple ami. Elle y arrivait à merveille, mais il devenait de plus en plus difficile pour moi de faire semblant. Lassé aussi d’entendre parler de ses ex, j’avais parfois l’impression d’être un déversoir à pensées ou de devenir complètement transparent. Comme si elle n’avait pas encore compris mes sentiments à son égard.</p>
<p>Longtemps prisonnière d’un couple qui l’avait déçue, elle était éprise de liberté. Elle ne prévoyait rien, changeait ses projets au dernier moment, faisait courir tout le monde, en plantait d’autre. Passer un moment en sa compagnie me faisait me sentir privilégié. Je buvais ses paroles, ses récits décousus mais tellement vivants. Sa position était plus que confortable. Bien installée dans son moelleux fauteuil en cuir, elle n’avait qu’à claquer des doigts pour que j’accoure. Sur mon strapontin branlant, ma liaison avec elle ne tenait à rien, ou plutôt qu’à sa bonne volonté.</p>
<h3>Une simple décision de sa part et tout serait terminé.</h3>
<p>Sans doute flattée par mes attentions envers elle, elle ne coupait pourtant jamais réellement les ponts, sa grande spécialité. Pétrie d’orgueil, elle ne voulait jamais perdre, rien ni personne. Être en couple sans l’être, voilà à quoi j’étais arrivé. Se parler de tout et de rien pendant la journée, ne jamais se voir le soir pour passer un moment enfin seul. J’étais devenu indisponible pour toutes les autres alors qu’elle, ne l’était que pour moi.</p>
<p>Elle se livrait pourtant beaucoup, sans jamais trop se dévoiler. Pour en savoir plus sur elle, il fallait creuser, gratter le vernis qui la recouvrait, passer les barrières d’une éducation qui paraissait la brider. Sous une apparence de fille bien établie se cachait une fragilité hyper sensible et un caractère bien trempé. Cela ne l&#8217;empêchait pas d’être paumée : boulots, amours, avenir, peu de choses avaient de sens pour elle. Sa remise en question était grande, la mienne avait déjà eu lieu. Dans ce cas, rien ne peut marcher. L’un ralentit, l’autre veut avancer. L’un va vers le haut, l’autre le tire vers le bas. Nous voilà à la croisée de deux chemins qui ne vont pas dans la même direction.</p>
<p>Les hommes y étaient pour beaucoup dans ce chagrin. Tellement séduite, tellement déçue. Je ne savais comment la convaincre de la sincérité de mon affection. Alors qu’elle avait peur de s’engager à nouveau, je ne lui proposais rien d’autre que de tenter sa chance. Bizarrement, je ne me voyais pas avec elle dans un an, ni vivre toute ma vie à ses côtés ; mais je brulais d’un désir ardent qui se réveillait dès qu’elle m’approchait. À peine sentais-je son parfum que les pensées les plus instinctives m’envahissaient. Dans un étrange rapport amour/haine, je me devais de la posséder, mais aussi de la protéger contre d’autres hommes qui continueraient à aussi peu la respecter.</p>
<p>Puis j’ai compris au fil des semaines, que derrière tout cela se cachait peut-être de la manipulation, qu’elle soit consciente ou pas. Je n’avais plus du tout la maitrise sur ma vie, pendu à ses décisions. Chaque coup que je pensais prendre en avance, n’était finalement qu’une réaction aux siens. Elle avait la main et savait lire mieux que quiconque dans mon jeu. J’en étais même arrivé à modifier en apparence ma personnalité pour tenter de la bluffer. En vain.</p>
<h3>Je n’étais plus moi et je ne voulais qu’elle.</h3>
<p>Ses bras n’ont été finalement le seul privilège intime que j’ai obtenu d’elle, mais aussi l’explication par laquelle je me suis jeté dans cette relation dont je savais qu’elle était vouée à l’échec. Je ne m’étais jamais senti aussi bien dans les bras de quelqu’un depuis des années. Ses bras qui réussissaient l’exploit de m’apaiser enfin et me dire qu’ils n’étaient là que pour moi. Ses bras dont je devais me contenter tant elle ne voulait pas se livrer plus à moi. Mes bras connaissent ; et pourtant les siens m’apprennent la patience. Mes bras dans lesquels elle ne s’est abandonnée qu’une seule fois, jouissant enfin sous mes caresses.</p>
<p>Ne pas savoir quand je vais la voir, quand je pourrais passer une nuit avec elle, simplement pour caresser une nouvelle fois ce corps qui m’obsède. Désorganiser ma vie pour me dire que je serai disponible à la moindre de ses demandes ; seulement pour avoir la chance d’embrasser son cou et la sentir frissonner sous mes lèvres. Pour glisser une mèche derrière son oreille et voir un sourire se dessiner sur ses lèvres. Pour avoir l’impression de braver l’interdit dès que j’approche certaines parties de son corps.</p>
<p>Seulement, voilà. Rien n’est possible. Je suis à nouveau seul face à moi-même. Elle n’aura été qu’une respiration, à moi maintenant de reprendre mon souffle.</p>
<ul>
<li><em><a href="http://www.myspace.com/mechanicalbride" target="_blank">Mechanical Bride </a>— Living With Ants (<a href="http://www.cooperativemusic.fr/" target="_blank">Cooperative Music</a>, sortie le 6 juin 2011)</em></li>
</ul>
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		<title>Jeff Mills — Le Voyage fantastique / Cité de la musique / 10.05.2011</title>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2011 21:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cité de la musique accueillait ce soir Jeff Mills pour y présenter sa nouvelle création ciné-mix. L’Américain s’attaquait cette fois-ci au Voyage fantastique de Richard Fleisher. Sorti en 1966, ce film de science-fiction nous ramène directement à l’époque de la guerre froide. Alors que les États-Unis ont mis au point un procédé de miniaturisation, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/05/voyage-fantastique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5503" title="voyage fantastique" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/05/voyage-fantastique-296x300.jpg" alt="" width="296" height="300" /></a>La Cité de la musique accueillait ce soir Jeff Mills pour y présenter sa nouvelle création ciné-mix. L’Américain s’attaquait cette fois-ci au Voyage fantastique de Richard Fleisher.</h3>
<p>Sorti en 1966, ce film de science-fiction nous ramène directement à l’époque de la guerre froide. Alors que les États-Unis ont mis au point un procédé de miniaturisation, ses scientifiques butent sur un obstacle majeur : faire durer le procédé plus de soixante minutes. De retour de l’autre côté du rideau de fer, l’un d’entre eux se fait attaquer par les Russes alors qu’il vient de poser les pieds sur le sol américain. Pour résorber le caillot de sang dans son cerveau qui le maintient inconscient, un sous-marin et son équipage vont être rapetissés puis injectés dans le système veineux du patient. Commence alors une aventure extraordinaire émaillée de rebondissement au coeur même du corps humain.</p>
<p>Pas évident pour Jeff Mills de caler cette fois-ci sa bande-son sur un film parlant. Habitué lors de ces précédentes créations aux vieux longs métrages muets (Metropolis, les Trois Âges, Forfaiture et Octobre), le musicien devait ici laisser une place au dialogue. C’est ainsi que durant tout le début du film, il ne toucha pas à ses machines. L’introduction pourtant muette se suffisait à elle-même, véritable ballet d’avions sur le tarmac d’un aéroport, au son entêtant des réacteurs. Puis s’en suit l’installation de l’intrigue, exposant le préalable à l’aventure et expliquant son but. On réalise ici l’image formidable qu’avait alors la technologie dans les années soixante. Si les procédés techniques pouvaient alors sembler ridicule (on pense aux petits radars disposés autour du crâne du patient pour évaluer la position du sous-marin), on est surtout marqué par la confiance aveugle portée aux innovations et inventions toutes plus incroyables pour l’époque. Contrairement à aujourd’hui, la technologie n’était pas une menace, mais un progrès.</p>
<p>Puis l’aventure commence enfin. Le sous-marin est injecté dans le corps du scientifique malade. Un moment parfait pour que la scénographie de la Cité de la musique se modifie. S’accordant aux couleurs chatoyantes dans lesquelles navigue l’équipage, les côtés de l’écran dévoilent des toiles tendues où l’on projette les couleurs correspondantes. Entre elles sont disposés des ballons en mouvement symbolisant cellules et globules rouges croisés tout au long du voyage. Jeff Mills impose alors sa patte. Le musicien déroule dans un premier temps des motifs sonores répétitifs et introspectifs lors de la navigation de l’équipage, comme pour renvoyer à la réflexion intérieure que procurent les voyages. Lors des scènes d’action, Mills habille là le film de nappes aussi tendues que le suspens affiché à l’écran.</p>
<p>Le résultat est d’une réussite totale. L’Américain colle parfaitement au scénario et aux dialogues qui prêtent parfois à sourire. On adore ainsi les phrases philosophiques solennelles du professeur en charge d’opérer le malade (« Nous voilà au coeur de l’esprit humain » lorsque que vaisseau entre dans un cerveau représenté par des synapses électrifiées) ou des répliques dignes d’un bon Stalonne du général en charge de l’opération (« Ce n’est pas le moment de manquer de sucre », déclame-t-il alors qu’il en est à court dans son café). Puis le Voyage fantastique est surtout une ôde à la naïveté et à une époque où l’on pensait que le progrès permettrait de résoudre tous les problèmes du monde. Loin des tracas adultes, ce film est une véritable madeleine nous ramenant directement à notre enfance. En cela Jeff Mills a parfaitement réussi son coup.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ben Harper / La Flèche d&#8217;Or / 09.05.2011</title>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2011 14:27:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[Ben Harper ou le bon élève qu’on adore détester. En concert hier dans une ultra bondée et surchauffée Flèche d’Or, le Californien a joué une heure trente à l’occasion d’un concert privé SFR. Depuis toujours Ben Harper résonne en moi comme un excellent musicien qui manque de bonnes chansons. Alors qu’au lycée tout le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a rel="attachment wp-att-5488" href="http://www.goodkarma.fr/2011/05/10/ben-harper-fleche-or/ben-harper-fleche-or/"><img class="alignleft size-medium wp-image-5488" title="ben harper fleche or" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/05/ben-harper-fleche-or-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Ben Harper ou le bon élève qu’on adore détester. En concert hier dans une ultra bondée et surchauffée Flèche d’Or, le Californien a joué une heure trente à l’occasion d’un concert privé SFR.</h3>
<p>Depuis toujours Ben Harper résonne en moi comme un excellent musicien qui manque de bonnes chansons. Alors qu’au lycée tout le monde écoutait en boucle ses trois premiers albums, je ne pouvais m&#8217;empêcher ce m’ennuyer mortellement dès que je les entendais. Ben Harper m’a toujours donné l’impression de manquer d’un je-ne-sais-quoi qui aurait pu lui donner une vraie identité. Mais coincé entre les figures tutélaires Bob Marley et Jimi Hendrix, difficile d’émerger.</p>
<p>Pourtant le chanteur a toujours eu bonne presse concernant ses concerts. L’occasion était ici trop belle pour ne pas le louper dans une salle à taille humaine telle que la Flèche d’Or. Passé l’impression de privilège d’y voir un artiste plutôt habitué aux Bercy et autre Zénith, on se concentre rapidement sur le public. Débordant de spectateurs de toute part, la Flèche d’Or était proche de l’implosion question température. Les fans s’étaient déplacés nombreux en partie invités ou gagnants de jeux-concours, en partie s’étant jeté sur les quelques places en vente. Un public acquis à sa cause et loin d’être blasé par cette prestation.</p>
<p>Ben Harper commence son concert seul en scène, assis, guitare sur ses genoux, fidèle à l’imaginaire qu’il transporte depuis toujours. Voilà toute la facette insupportable de Ben Harper : guitare acoustique, voix geignarde et mélodies monotones. Il fallait que son groupe arrive pour enfin donner du relief à l’ensemble. Accompagné d’excellents musiciens, le chanteur lâche alors son énergie qui ne demandait qu’à s’exprimer. C’est dans les moments instrumentaux les plus intenses qu’il révèle son talent de guitariste, soutenu par ce backing band qui s’entend comme larron en foire. Avec ce son de guitare slide si caractéristique, Ben Harper impose enfin sa réelle identité, celle d’un musicien humble et talentueux qui parait contraint à jouer les pop stars.</p>
<p><em>Photo par William Farkas (<a href="http://www.adnsound.com/ben-harper-live-la-fleche-dor-05-2011-17116" target="_blank">ADN Sound</a>)</em></p>
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		<title>Stupeflip / Le Bataclan / 03.05.2011</title>
		<link>http://www.goodkarma.fr/2011/05/04/stupeflip-bataclan/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 09:58:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si Stupeflip n’était en fait qu’une vaste arnaque ? C’est le sentiment qu’on avait hier sur la scène du Bataclan pour le premier concert parisien de l’année du mystérieux groupe. Il serait de très mauvaise foi de dire que les disques de Stupeflip sont mauvais. Il est indéniable qu’en trois albums le groupe a réussi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/05/stupeflip-bataclan.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5475" title="stupeflip bataclan" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/05/stupeflip-bataclan-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Et si Stupeflip n’était en fait qu’une vaste arnaque ? C’est le sentiment qu’on avait hier sur la scène du Bataclan pour le premier concert parisien de l’année du mystérieux groupe.</h3>
<p>Il serait de très mauvaise foi de dire que les disques de Stupeflip sont mauvais. Il est indéniable qu’en trois albums le groupe a réussi à créer un univers, des codes, un langage, une histoire, voire une légende. On adhère ou pas, mais le résultat est réussi, naviguant dans les eaux troubles où beaucoup se sont perdus, situées entre le rock et le hip-hop.</p>
<p>Le passage à la scène de cet univers sombre et malsain est quant à lui une autre histoire. On avait un sentiment bizarre hier en observant le public, mélange de vieux punks à chien et d’adolescents boutonneux venant vivre leur première expérience musicale rebelle. À l’arrivée du groupe, on pense tout de suite à une secte. Habillés comme des moines, les membres du groupe entrent en marchant au pas de la musique, usant de tous les codes religieux utilisés mille fois par d’autres groupes avant eux.</p>
<p>Les invités imaginaires membres du C.R.O.U. défilent ensuite sur scène : King Ju, Cadillac et MC Salo. Chacun joue son rôle en amenant avec lui son univers. L’un des plus représentatifs étant Pop Hip, chanteur pop que l’on adore détester, mais qui prouve plus sérieusement que le groupe possède la capacité à composer des tubes quand il le souhaite.</p>
<p>Ce qui était le plus décevant hier soir était finalement le portage sur scène de ces titres et de cet univers. Une impression que toutes les bonnes idées et blagues lancées à l&#8217;emporte-pièce pendant les interludes (trop longs) entre les chansons tombaient finalement à plat et cassaient le rythme du concert. La production des chansons était simplifiée et réduisait ainsi les subtilités de celle des albums. Même l’hymne Stupeflip paraissait bien fade et vidé de sa substantifique moelle.</p>
<p>Des happenings punks foutraques des tout premiers concerts de 2003 (on se souvient de l’intervention hallucinante de Kad venant chanter seule sur scène guitare en main au Cabaret Sauvage), il ne reste finalement plus grand-chose, si ce n&#8217;est le sentiment d&#8217;avoir perdu l&#8217;authenticité des débuts.</p>
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		<title>Arnaud Rebotini Release Party / Nouveau Casino / 09.04.2011</title>
		<link>http://www.goodkarma.fr/2011/04/10/arnaud-rebotini-nouveau-casino/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2011 10:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir je n’ai pas bu. En fait si, je n’ai fait que ça de toute ma soirée, mais bizarrement je ne suis pas ivre. Difficile à comprendre, ça me ferait même un peu peur. Avec un peu de recul, ça ne m’étonne finalement pas. Vu ma consommation durant toute la semaine, je commence à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Ce soir je n’ai pas bu. En fait si, je n’ai fait que ça de toute ma soirée, mais bizarrement je ne suis pas ivre. Difficile à comprendre, ça me ferait même un peu peur. Avec un peu de recul, ça ne m’étonne finalement pas. Vu ma consommation durant toute la semaine, je commence à être immunisé. Être totalement lucide en club à trois heures du matin, c’est aussi normal que d’aller travailler complètement saoul. Improbable, mais fascinant d’observer le comportement des gens qui m’entourent.</h3>
<p>À quoi pense ce mec seul au bar, les yeux perdus dans le vague ? Devant lui, le contenu de son verre descend à vitesse grand V. Quand on croise son regard, on comprend que ce n’est certainement pas le premier. Chagrin d’amour ? Envie de se retrouver anonyme au milieu d’une foule surexcitée ? Folie passagère ? On ne le saura jamais, peut-être que lui non plus.</p>
<p>Elles sont toutes les deux assises sur le canapé dans un coin. Très mignonnes et très lookées, elles pourraient être bien plus aguicheuses que ça, mais elles choisissent de rester en retrait. Elles regardent pourtant tous les mecs qui passent sans jamais se décrocher un mot. Dans leurs têtes doivent s’inscrire les visages de tous ceux qui leur plaisent. Une fois au milieu de la piste, plus la peine de perdre leur temps à repérer les beaux gosses, elles les connaitront déjà tous.</p>
<p>Eux ne sont clairement pas là pour la musique. Sur scène, Rafale pourrait faire une reprise d’Annie Cordy plutôt que de jouer leur très dansant rock électronique, qu’ils sauteraient de la même manière dans tous les sens. Ces quatre-là sont le genre de gars qu’on ne peut supporter que quand on est soi-même ivre. Non seulement leurs paroles ne sont compréhensibles que sous l’emprise de l’alcool, mais leur capacité à faire la fête nous renvoie également à ma propre incapacité à me lâcher ce soir-là.</p>
<p>Cette petite brune a vraiment envie d’autre chose ce soir. Elle est venue avec son mec à qui elle roule des pelles comme jamais. Alors que leur couple est très plan-plan depuis quelques mois, il en est le premier surpris, mais cela n’est pas pour lui déplaire, bien au contraire. Un homme reste un homme. Là où il ne comprend plus rien, c’est quand il la voit s’approcher d’une de leurs amies, l’enlacer et finir par l’embrasser goulument sous ses yeux. Elle s’éloigne juste après dans la foule en ondulant sur la techno orgasmique d&#8217;Arnaud Rebotini, les trois regards se croisent. S’ils disent vrai, tout cela n’était pas prévu, ils en sont les premiers surpris. J’en connais un qui finira sa soirée très bien entouré.</p>
<p>Et puis moi, au milieu de tout ce beau monde. Certainement le plus décalé d’entre tous. Debout dans un coin, hochant la tête sur le beat. Blouson sur le dos, sans verre à la main, aussi à l’aise qu’un mec en short dans un camp de nudistes. C’en est trop, je file au bar.</p>
<ul>
<li><em><a href="http://www.myspace.com/rafalemusic" target="_blank">Rafale</a> — Obsessions (<a href="http://www.myspace.com/riserecordingz" target="_blank">Rise Recordings</a>, sortie le 18 avril 2011)</em></li>
<li><em><a href="http://www.rebotini.blackstroberecords.com/" target="_blank">Arnaud Rebotini</a> — Someone Gave Me Religion (<a href="http://www.blackstroberecords.com/" target="_blank">Blackstrobe Records</a>, sortie le 18 mai 2011)</em></li>
</ul>
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		<title>PJ Harvey / Olympia / 24.02.2011</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 23:19:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne suis encore qu’un foetus. Un simple foetus dans l’utérus de sa mère. Je dis « sa » car comme je ne la connais pas encore je ne la considère pas vraiment comme la mienne. Ce soir, elle a décidé d’aller à un concert. Toutes ces vibrations en témoignent. Je suis presque certain qu’il s’agit de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Je ne suis encore qu’un foetus. Un simple foetus dans l’utérus de sa mère. Je dis « sa » car comme je ne la connais pas encore je ne la considère pas vraiment comme la mienne. Ce soir, elle a décidé d’aller à un concert. Toutes ces vibrations en témoignent. Je suis presque certain qu’il s’agit de cette chanteuse qu’elle aime beaucoup et qu’elle écoute si souvent.</h3>
<p>Cette voix désormais si haut perchée me transperce et me transporte. Soutenus par la batterie fouettée tout en subtilité par Jean-Marc Butty, les titres de <em>Let England Shake </em>s’enchainent. Ce dont je suis certain c’est qu’elle chante en anglais. Je reconnais et je comprends même les paroles. C’est étonnant le nombre de choses que l’on sait quand on n’est pas encore né. Comme si l’Univers dans son ensemble nous transférait tout son savoir. Il suffit d’entendre une langue pour la comprendre. Ou bien d’écouter les gens parler pour saisir le sujet de leur conversation en un instant. Souvent j’aimerais pouvoir intervenir dans leur discussion, leur dire qu’ils se trompent et que moi je connais la Vérité. Mais dans ma situation, vous imaginez bien qu’ils ne m’écouteraient pas.</p>
<p>C’est ce que j’aurais aimé faire le jour où a éclaté cette violente dispute entre eux deux. J’entendais crier cette voix masculine que je connaissais depuis toujours. Celle du corps dans lequel je grandissais était d’une tristesse incroyable et n’arrivait plus vraiment à dire quoi que ce soit. Je ressentais au plus profond de moi-même le malaise qui animait la relation entre eux deux. En fond passait <em>Meet Ze Monsta</em>, l’un des rares morceaux rock joués ce soir et qui rajoutait encore à cette ambiance angoissante.</p>
<h4>Au plus profond de mon cerveau s’imprimait cet épisode haineux et effrayant qui allait certainement conditionner en partie le reste de ma vie.</h4>
<p>Depuis, je n’avais plus jamais entendu cette voix masculine. Mais j’avais ressenti presque quotidiennement les sanglots de celle qui me porte. J’étais aussi faible qu’elle, elle ne mangeait manifestement plus grand-chose. Quelques fois, j’avais même remarqué le flot de l’alcool couler dans mes veines, m’étourdissant pendant quelques heures. Et toujours cette musique en fond, <em>On Battleship Hill</em> accompagnée par le clavier de Mick Harvey, la guitare de John Parish et leurs deux voix combinées en choeur. De toutes mes forces j’essayais de lui faire comprendre qu’il y avait un avenir, que je devais naitre. Elle influait tellement sur moi que je pensais pouvoir le faire sur elle.</p>
<p>Quand elle posait sa main sur son ventre, je sentais instantanément sa présence. Elle était moi, j’étais elle. Deux êtres distincts, mais ne faisant qu’un. Quand elle apposait ainsi sa main, c’est un peu moi aussi qui l’avais décidé. C’est également elle qui me demandait en partie de réagir en conséquence. Un bref coup de pied était généralement ma réponse favorite.</p>
<h4>Dans ces moments-là, <em>Down By The Water </em>me ramenait à mon état aquatique et nous embarquait dans un pur instant fusionnel.</h4>
<p>Ce soir c’est différent. La froideur des premiers instants est étrange. Au départ hautaine dans son costume noir intemporel et sa coiffe en plume, l’Anglaise brise finalement la glace avec le rythme chaloupé du faussement reggae <em>Written On The Forehead</em>. Son autoharpe dans ses bras, elle donne l’impression d’enlacer un enfant. J’aimerais tellement être à cette place.</p>
<p>La musique est la même que celle que j’entends habituellement, mais bien plus forte et surtout bien plus intense. J’avais conscience que la voix de cette chanteuse avait évolué. Désormais c’est dans les aigus qu’il fallait aller la dénicher. La rage et la sensualité de ses anciennes chansons avaient fait place à une sorte d’appel à la révolution contre la politique belliciste de son pays. Je me voyais déjà naitre dans ce monde à l’avenir incertain ou pour régler un problème, seule la violence serait de mise. Ce son de clairon issu de <em>The Glorious Land </em>réveillait en moi des sentiments étranges : une sorte de patriotisme, mais aussi son rejet total. Puis <em>C’mon Billy</em> résonne en moi comme un appel, je sais que je ne dois plus tarder à voir le jour. J’étais tout à la fois et je n’étais encore pourtant rien. Dans quelques semaines j’aurai déjà tout oublié. <em>Silence.</em></p>
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		<title>Agoria — Impermanence</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 19:52:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce soir-là au Rex Club, l’ambiance était étrange. J’avais pourtant l’habitude d’y venir voir Agoria, véritable architecte sonore spécialisé dans les sets all night long. Mon arrivée tardive expliquait certainement l’odeur âcre de transpiration qui y régnait. Je savais que ce soir je ne rentrerai pas solitaire chez moi. Mais je n’avais manifestement pas tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Ce soir-là au Rex Club, l’ambiance était étrange. J’avais pourtant l’habitude d’y venir voir Agoria, véritable architecte sonore spécialisé dans les sets all night long. Mon arrivée tardive expliquait certainement l’odeur âcre de transpiration qui y régnait. Je savais que ce soir je ne rentrerai pas solitaire chez moi. Mais je n’avais manifestement pas tout prévu.</h3>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="81" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F10316301&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=f44d02" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F10316301&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=f44d02" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p>Quand on arrive à 3 h du matin, l’ambiance d’un club est immédiate. À chaque fois, je prends l’énergie du dancefloor en pleine face. Comme si les danseurs ne faisaient qu’un. Comme s’ils formaient les pistons d’une immense machine consumant de l’énergie instantanément dissipée et n’étant utile à rien, sinon à être produite. Une gabegie salvatrice dans un monde où il fallait désormais tout économiser.</p>
<p>Déjà ivre, je décidais de repérer quelques proies que j’estimais faciles. Je n’aimais pas parler des filles comme ça, mais plus les années passaient, plus je me rendais compte de l’évidence de ce rapport chasseur/chassée. Je n’étais pas dans le meilleur endroit pour assouvir mes besoins. Ici, à part quelques rares, les filles n’étaient généralement pas très sensibles à mes charmes. J’aimais celle aux cheveux courts qui me renvoyaient vers ma propre part d’homosexualité.</p>
<p>Alors que je m’approchais de la plus jeune en essayant de me coller le plus sensuellement que je pouvais à son corps, elle eut une réaction de dégout en me voyant. Je le savais, je n’étais pas son type, mais il fallait que j’en sois sûr. Dans mes oreilles résonnait la voix libidineuse de Carl Craig, posée sur cet instrumental groovy comme le diable.</p>
<h4>La seconde semblait bien plus réceptive. J’avais compris à son regard qu’elle avait aussi remarqué mon envie d’elle.</h4>
<p>Elle n’avait rien loupé de mon approche sur la première, d’abord jalouse, puis affichant un sourire en coin lorsqu’elle comprit que je n’avais aucune chance. C’est elle qui vint naturellement vers moi, m’enlaçant comme peu de fois je l’avais été. Calqués sur les rythmes sortant des baffles, nos mouvements étaient de plus en plus intimes. Elle me fit boire quelques gorgées dans son verre, la chaleur accablante commençait à avoir raison de moi.</p>
<p>Perles de sueurs, moiteur du visage, puis du corps entier.</p>
<p>Flash.</p>
<p>Un escalier.</p>
<p>Des lumières qui défilent.</p>
<p>Le vent dans les cheveux.</p>
<p>Blackout.</p>
<p>À mon réveil elle était à mes côtés. Mon corps nu témoignait certainement de ce qui avait dû se passer entre nous. J’étais chez elle, elle dormait profondément, sa vodka ne devait pas contenir que du tonic. Je me sentais mal, j’avais froid. J’enfilais mon string, mon soutien-gorge et le reste de mes vêtements, puis je rentrais chez moi. Troublée, mais heureuse.</p>
<ul>
<li><a href="http://itunes.apple.com/fr/album/impermanence/id412038083" target="_blank">Agoria — Impermanence (InFiné)</a></li>
</ul>
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		<title>Patti Smith / Cité de la musique / 20.01.2011</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 23:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière fois que j’avais vu Patti Smith en concert, je marchais. C’était l’été dernier, juste avant que je me fasse faucher par cette putain de bagnole. Ce soir je retournais la voir sur ce fauteuil roulant dont je n’arrivais pas à me défaire depuis. Moi qui adorais les concerts, j’avais complètement arrêté d’aller en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La dernière fois que j’avais vu Patti Smith en concert, je marchais. C’était l’été dernier, juste avant que je me fasse faucher par cette putain de bagnole. Ce soir je retournais la voir sur ce fauteuil roulant dont je n’arrivais pas à me défaire depuis.</h3>
<p>Moi qui adorais les concerts, j’avais complètement arrêté d’aller en voir. Quelques semaines après l’accident, encore bien esquinté, j’avais tenté le coup. Je m’étais retrouvé parqué avec d’autres handicapés. Trop normal pour me sentir à ma place avec eux, trop abimé pour rester parmi les valides. Et puis je ne supportais plus de voir tous ces gens se trémousser en rythme. Les médecins m’avaient promis que je remarcherais un jour, mais pour ça il fallait que je travaille. L’épreuve me semblait trop dure, comme ça m’était souvent arrivé dans ma vie, je préférais miser sur ma paresse et passer mon temps à me morfondre au fond de mon fauteuil.</p>
<p>Pourtant ce soir-là à la Cité de la musique, je sais que les choses seront différentes. Pour la première fois depuis longtemps je me sens à égalité avec les autres spectateurs. Ici tout le monde est assis, personne pour m’enfoncer un peu plus au fond de cette machine froide qui me sert de fauteuil.</p>
<h4>Quand Patti rentra sur scène un frisson me parcourut des pieds à la tête, la dernière fois que je l’avais vue en concert, je marchais.</h4>
<p>Ce soir, elle donne un concert acoustique, sans batterie. Cette absence d&#8217;électricité résonne en moi comme l’absence d’influx nerveux dans mes jambes. Cette scène sans batterie me rappelle que je ne sens désormais plus le sang battre à la mesure de mon coeur dans mes membres inférieurs. Ce concert amputé me balance mon image en pleine gueule. Et pourtant, j’encaisse.</p>
<div id="attachment_5408" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/patti-smith-cite-de-la-musique.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5408" title="patti smith cite de la musique" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/patti-smith-cite-de-la-musique-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Patti Smith</p></div>
<p>Au fil des chansons, je commence à comprendre que ce manque n’en est finalement pas un. Avec des guitares acoustiques et sans rythmique, le groupe arrive à restituer une intensité que je n’aurais jamais cru possible. Entourée de ses sept musiciens, Patti s’appuie sur leur talent, en premier lieu desquels Lenny Kaye, le complice de toujours qui a accepté de débrancher sa guitare pour elle et sa fille Jesse Smith au piano. Tony Shanahan à la basse tient également son rang en élevant son instrument comme l’un des éléments central du set. Il sait la faire résonner parfaitement en écho de l’indispensable guitare de Luca Lanzi. Les deux seuls instruments électriques de la scène. Comme s’ils étaient là pour allumer cette émanation qui permet d’embraser les autres instruments.</p>
<p>Quand raisonnent les premières notes de <em>Because The Night</em>, il devient difficile de se retenir. Je vois juste à ma gauche une première personne se lever et se mettre à danser dans l’allée. Ce que je craignais se produit alors, une véritable marée humaine commence à affluer des rangées de fauteuils, me réduisant ainsi une nouvelle fois à mon piètre statut d’éclopé. J’avais rarement vu la Cité de la musique prise d’une telle crise d’hystérie.</p>
<p>Pourtant face à cette foule debout je n’ai cette fois-ci pas la haine. Je suis même absolument subjugué par Patti Smith, plus revendicative et porteuse d’espoir que n’importe quel gamin désabusé de 2011. « The future is now ! » déclame-t-elle au milieu des magnifiques vers récités en introduction de <em>Beneath The Southern Cross. </em>Il me devient tellement, difficile de résister à tellement de sincérité que je laisse finir par couler quelques larmes. Puis comme subjugué par l’émotion, je m&#8217;agrippe à l’épaule de mon voisin et me hisse péniblement sur mes jambes tellement frêles, sentant cet influx électrique et ces battements les parcourir de nouveau.</p>
<p>La dernière fois que j’ai vu Patti Smith en concert, je marchais. La prochaine fois, c’est sûr, je marcherai.</p>
<ul>
<li><em>Patti Smith sera en concert ce soir à la Salle Pleyel </em><a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=10964" target="_blank"><em>avec Philip Glas</em></a><em>s et y jouera </em><a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=10965" target="_blank"><em>Horses</em></a><em> demain</em></li>
</ul>
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		<title>Ava / China Club / 18.01.2011</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 22:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela faisait plusieurs mois qu’il n’était pas allé au cinéma. Il avait pourtant fini par se laisser tenter par Poupoupidou. Une belle blonde, Jean-Paul Rouve et une histoire qui se passait dans le Jura, sa région d’origine, avaient fini par le convaincre. Il était finalement ressorti du film en ayant découvert Ava, le groupe qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Cela faisait plusieurs mois qu’il n’était pas allé au cinéma. Il avait pourtant fini par se laisser tenter par Poupoupidou. Une belle blonde, Jean-Paul Rouve et une histoire qui se passait dans le Jura, sa région d’origine, avaient fini par le convaincre. Il était finalement ressorti du film en ayant découvert <a href="http://www.myspace.com/avamusique/" target="_blank">Ava</a>, le groupe qui en avait composé la BO.</h3>
<div id="attachment_5399" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/ava-china-club.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5399" title="ava china club" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/ava-china-club-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Ava</p></div>
<p>En recherchant le lendemain d’où venait ce groupe, il comprit rapidement qu’un de leur concert été prévu au China Club. Il n’y avait jamais mis les pieds, mais n’hésita pas très longtemps. Le froid était revenu sur Paris ce soir-là. En entrant dans le China Club, il reçu donc la chaleur du lieu en pleine face. Il fut tout de suite séduit par l’ambiance de bar à opium du restaurant, ce lieu dégageait une ambiance coloniale qui lui plaisait bien. Mais c’est au sous-sol que le concert d’Ava était prévu. Là on se croyait plutôt dans un fumoir à cigare, une odeur qui lui manquait tant depuis qu’il avait arrêté d’en fumer, il y a bien longtemps.</p>
<p>Dans ce cadre, la première partie du concert était parfaite. En simple duo acoustique, Ava déroulait ses chansons en anglais de manière absolument parfaite. Caché derrière sa mèche, le chanteur maniait sa voix si androgyne à merveille. Ces chansons faisaient aussi bien penser à l’univers enneigé du film qu’à un coucher de soleil au bord d’une plage du Pacifique. Cette universalité l’avait réellement touché. Il profita de la pause pour reprendre un deuxième whisky.</p>
<h4>Installé dans son fauteuil club, il avait de plus en plus envie de ce fichu cigare qui lui manquait tant.</h4>
<p>Puis le groupe revint pour une deuxième partie. Cette fois-ci, quatre nouveaux musiciens accompagnaient le duo. Il fallait donc s’attendre à bien plus d’énergie. Il fut d’abord surpris par les paroles désormais en français. Cela le chagrinait même un peu. Amoureux de Bashung et Gainsbourg, il avait toujours du mal avec la simplicité de certains artistes francophones dans ce domaine. Il remarqua aussi que la composition des chansons avait radicalement changé. On était là bien plus proche d’une collection de tubes FM que de chansons à fleur de peau. Étonnant de voir tant de schizophrénie en un même groupe.</p>
<p>Le concert terminé, il sorti du China Club, croisa un tabac encore ouvert. Il ne put s&#8217;empêcher d’acheter un Cubain. Il resta ainsi dans la rue dix minutes à sentir ces feuilles de tabac. Arrivé chez lui, il lança la BO du film, choisit <em><a href="http://www.myspace.com/avamusique/music/songs/chemistry-ava-78617113" target="_blank">Chemistry</a></em>, se versa un dernier verre de whisky et finit par allumer son cigare. Le moment était parfait.</p>
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		<title>Arandel + Francesco Tristano / Café de la Danse / 15.01.2011</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jan 2011 10:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Une semaine qu’elle se préparait pour venir au Café de la Danse. Avant, elle ne connaissait pas du tout InFiné, mais elle savait qu’il fallait être là. Le matin même, elle avait lu un article dans Libération qui l’avait conforté dans son choix. Cette soirée serait sold out ou ne serait pas. Elle ne savait pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Une semaine qu’elle se préparait pour venir au Café de la Danse. Avant, elle ne connaissait pas du tout InFiné, mais elle savait qu’il fallait être là. Le matin même, elle avait lu un <a href="http://www.liberation.fr/culture/01012313754-infine-electro-libre" target="_blank">article</a> dans Libération qui l’avait conforté dans son choix. Cette soirée serait sold out ou ne serait pas.</h3>
<p>Elle ne savait pas vraiment comment s’habiller. Elle n’était jamais venue au Café de la Danse. Le Rex Club elle connaissait bien, mais les salles de concert n’étaient pas vraiment son fort. Surtout pour des artistes hybrides comme ceux sur scène ce soir. Elle avait été retournée par l’album d’Arandel, <em><a href="http://www.goodkarma.fr/2010/06/11/arandel-in-d/" target="_self">In D</a></em> : une forte inspiration techno soutenue par une esthétique très analogique. Francesco Tristano l’avait en revanche beaucoup moins convaincue. L’album d’Aufgang avait bercé son année 2009, mais son album solo l’avait laissée sur sa faim.</p>
<div id="attachment_5381" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/arandel-cafe-de-la-danse.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5381" title="arandel cafe de la danse" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/arandel-cafe-de-la-danse-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Arandel</p></div>
<p>Cheveux roux, peau diaphane, robe rouge, large ceinture tombant sur les hanches, grandes bottes marron : ce qui était certain, c’est qu’on la remarquerait ce soir. Déjà dans la queue qui s’étendait jusque dans la rue de Lappe, elle sentait les regards se tourner vers elle. Elle était arrivée pourtant parmi les premières dans une salle déserte et avait donc atterri dès son entrée au bar de l’étage. De fil en aiguille et de rencontre en rencontre, elle avait fini par boire plus que de raison sans se rendre compte qu’Arandel jouait déjà depuis un quart d’heure.</p>
<p>Plutôt que de descendre dans la micro fosse du Café de la Danse, elle avait choisi de regarder le concert depuis l’étage. La vue sur les musiciens était imprenable : elle les voyait derrière leurs machines, accueillir leurs invités s’appropriant une guitare, un piano ou un theremin. Elle était même impressionnée par leur maitrise de la flute traversière et du saxophone. Elle avait loupé Arandel il y a quelques mois au Batofar, mais ne pouvait s’empêcher d’être entièrement absorbée par sa musique.</p>
<h4>Ici tout était moite. Les mélodies vaporeuses se trouvaient rapidement soutenues par un beat sensuellement insupportable.</h4>
<p>Depuis une heure, la progression était de plus en plus palpable. Rien n’y personne ne pouvait arrêter cela, des cris dans la foule prouvaient que le public était touché par la sincérité de l’ensemble. Même vu de l’étage, sans un son très enveloppant , le résultat était parlant.</p>
<div id="attachment_5382" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/francesco-tristano-cafe-de-la-danse.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5382" title="francesco tristano cafe de la danse" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2011/01/francesco-tristano-cafe-de-la-danse-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Francesco Tristano</p></div>
<p>Elle fut d’autant plus déçue par Francesco Tristano. Seul au piano, l’un des tiers d’Aufgang s’annonçait prometteur. Son album, <em><a href="http://jamaisdaccord.com/2010/11/03/francesco-tristano-idiosynkrasia/" target="_blank">Idiosynkrasia</a></em>, était loin de faire l’unanimité. Il était pourtant précédé d’une immense réputation sur scène. Dès les premières mesures, elle tentait d’entrer dans le son du pianiste. Les basses parlaient à son corps, la quadriphonie à son cerveau. Elle pouvait difficilement se retenir de se dandiner sur cette musique.</p>
<p>Son décolleté attirait les regards des hommes autour d’elle, pourtant aucun n’osait l’aborder, absorbée qu’elle était par le son. Elle avait mal dormi et son cou était tendu, elle tentait alors de se décontracter les cervicales en tournant sa tête dans tous les sens. Ses mains la massaient en attente d’autres plus masculines dont elle rêvait. Parfois les beats osaient enfin soutenir les mélodies au piano, il lui était difficile de résister à l’envie de rester dans la fosse. Pourtant, les longs passages calmes l’incitèrent à reboire quelques verres à l’étage. Elle le regretta rapidement en entendant cette reprise du Strings Of Life de Derrick May qui vint clore la prestation de Tristano.</p>
<p>Elle n’avait vraiment aimé qu’une première moitié de cette soirée. Elle était à Paris. Il était seulement 23 heures. Il restait encore des Eurostar en direction de Londres. Dans à peine trois heures, Agoria commencerait à jouer à la Fabric. Elle avait encore largement le temps de se rendre à la Gare du Nord. Une semaine qu’elle se préparait pour découvrir InFiné. Elle avait une nuit pour en profiter plus que jamais.</p>
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		<item>
		<title>Festival GéNéRiQ : a night in Dijon</title>
		<link>http://www.goodkarma.fr/2010/12/19/festival-generiq/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 20:57:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Transmusicales ne sont plus l’événement qui clôt la saison française des festivals. C’est plus à l’est qu’il faut désormais se rendre pour finir l’année en beauté, au festival GéNéRiQ qui se partage entre plusieurs villes de la région. C’est à Dijon que nous avons été conviés pour découvrir cette quatrième édition de ce festival [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Les Transmusicales ne sont plus l’événement qui clôt la saison française des festivals. C’est plus à l’est qu’il faut désormais se rendre pour finir l’année en beauté, au festival GéNéRiQ qui se partage entre plusieurs villes de la région.</h3>
<div id="attachment_5372" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/florent-marchet-generiq.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5372" title="florent marchet generiq" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/florent-marchet-generiq-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Florent Marchet</p></div>
<p>C’est à Dijon que nous avons été conviés pour découvrir cette quatrième édition de ce <a href="http://www.generiq-festival.com/" target="_blank">festival d’hiver organisé par les programmateurs des Eurockéennes</a>. Organisé en partenariat avec TGV, c’est donc tout naturellement dans la voiture-bar de l’un d’entre eux que s’ouvrent les festivités. Florent Marchet nous y chante Noël au cours un showcase d’une petite demi-heure. Juste le temps de nous mettre en jambe et de faire ensuite un petit somme avant d’enchainer avec un concert-surprise.</p>
<div id="attachment_5371" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/cali-generiq.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5371 " title="cali generiq" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/cali-generiq-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Cali</p></div>
<p>Dans la vieille ville de Dijon, nous voilà donc une petite cinquantaine de privilégiés dans un très bel appartement d’un hôtel particulier. Là, c’est Cali qui entre dans la pièce pour interpréter très quelques chansons en toute simplicité : piano, guitare sèche ou trompette l’accompagneront tour à tour. Et bizarrement, on se surprend à aimer sa musique que l’on trouve le plus souvent insupportable. On parvient presque à lui excuser son <a href="http://video.mytaratata.com/video/iLyROoafZxh4.html" target="_blank">affreuse reprise</a> d’<em>Enjoy The Silence</em> de Depeche Mode et on se laisse porter par la sincérité du bonhomme qui finira son set sur une très belle version dépouillée de <em><a href="http://www.deezer.com/listen-7494667" target="_blank">Nous serons tous les deux</a></em>.</p>
<div id="attachment_5370" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/bewitched-hands-generiq.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-5370" title="bewitched hands generiq" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/bewitched-hands-generiq-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">The Bewitched Hands</p></div>
<p>Le marathon continue ensuite dans la salle de la Vapeur en périphérie de la ville. Le cadre a beaucoup moins de cachet, mais on y est tout aussi accueillant. Deux scènes, des boissons pas chères, un bon son : tout est réuni pour assister à un bon concert de The Bewitched Hands (oui, <a href="http://www.goodkarma.fr/2010/12/18/attention-talents-live-a-la-fleche-dor/" target="_self">encore eux</a>). Simplement dommage que les Dijonnais ne soient pas venus plus nombreux. Pour ce troisième concert des Rémois en un mois (ça devient de l’obsession), on est toujours aussi conquis par l&#8217;hédonisme de leur musique.</p>
<p>La soirée se terminera ensuite par des sets bien plus moyens de Monarchy et Teenage Bad Girl. On y aura finalement rencontré des gens adorables, découvert une petite ville qui se bouge plus que d’autres bien plus importantes et surtout appris l’origine du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kir" target="_blank">kir</a> expliquée par un <a href="http://www.dailymotion.com/DaveTV" target="_blank">homme de goût</a>. Rien que pour ça, on reviendra l’année prochaine.</p>
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		<title>Attention Talents Live à la Flèche d&#8217;Or</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Dec 2010 14:08:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concerts]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fnac faisait son show mardi dernier à la Flèche d’Or. Son opération Attention Talents Live mettait en avant certains des groupes les plus hypes du moment sur la scène parisienne. Parfois un peu trop. On est tout d’abord surpris par le manque d’originalité de Sly Johnson. C’est joli, ça groove, la voix est belle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>La Fnac faisait son show mardi dernier à la Flèche d’Or. Son opération <em>Attention Talents Live</em> mettait en avant certains des groupes les plus hypes du moment sur la scène parisienne. Parfois un peu trop.</h3>
<p>On est tout d’abord surpris par le manque d’originalité de Sly Johnson. C’est joli, ça groove, la voix est belle, mais l’ensemble reste désespérément plat. Rien à faire, on s’ennuie ferme. On se demande ensuite ce que Cocoon fait ici. Le groupe qui a reçu un disque d’or la veille après leur concert au Casino de Paris, n’a en effet rien à prouver. Heureusement qu’une voix off nous explique qu’ils jouent en quelque sorte ce soir le rôle de parrains. Toutes les remarques concernant Sly Johnson reste pourtant valables (hormis le groove) pour les Auvergnats qui nous réveilleront finalement par une étonnante reprise de l’immense <em>Empire State of Mind</em> de Jay-Z.</p>
<div id="attachment_5356" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a rel="attachment wp-att-5356" href="http://www.goodkarma.fr/2010/12/18/attention-talents-live-a-la-fleche-dor/bewitchedhands-attentiontalentsfnac-flechedor-141210-17/"><img class="size-thumbnail wp-image-5356" title="BewitchedHands-AttentionTalentsFnac-flechedOr-141210 (17)" src="http://www.goodkarma.fr/wp-content/uploads/2010/12/BewitchedHands-AttentionTalentsFnac-flechedOr-141210-17-150x99.jpg" alt="" width="150" height="99" /></a><p class="wp-caption-text">The Bewitched Hands</p></div>
<p>On espère ensuite se réveiller un peu avec Jamaica. Leur style est rythmé, punchy, tout est ultra carré. Dans la petite salle de la Flèche d’Or, le résultat est bien meilleur que sur la scène du Zénith lors du dernier <a href="http://www.goodkarma.fr/2010/11/09/festival-inrocks-2010/" target="_self">Festival des Inrocks</a>, mais on regrette le plus chez Jamaica, c’est de ne pas assez insister sur leur côté power trio. Les bandes enregistrées de clavier sur lesquelles ils jouent ont tendance à diluer leur énergie qui pourrait rattraper des compositions finalement peu originales. Il faut dire que le public composé presque essentiellement de professionnels de la musique est à l’enthousiasme ce que Jean-Jacques Goldman est à l’inventivité musicale.</p>
<p>Il faudra finalement attendre le dernier concert de la soirée pour enfin prendre un vrai plaisir à écouter<a href="http://twitter.com/bewitchedhands" target="_blank"> The Bewitched Hands</a>. Les Rémois distillent une pop toujours aussi lumineuse sur scène. Les compositions à tiroir sont astucieuses, bien construites et soutenues par des choeurs toujours aussi bien travaillés. On sent que tout le monde s’éclate sur scène. Ouf, on a failli s’ennuyer.</p>
<p><em>Photo : © Ben Calens</em></p>
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		<title>La nuit du rat</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 06:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fictions]]></category>

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		<description><![CDATA[D’habitude elle aimait ça. Depuis deux heures, elle marchait. Quand il faisait beau avec des chaussures confortables, elle trouvait ça agréable. C’est même l’une de choses qu’elle préférait faire, elle qui avait l’habitude de rester debout à piétiner une bonne partie de son temps. Mais là, il faisait nuit, froid, humide et elle portait des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>D’habitude elle aimait ça. Depuis deux heures, elle marchait. Quand il faisait beau avec des chaussures confortables, elle trouvait ça agréable. C’est même l’une de choses qu’elle préférait faire, elle qui avait l’habitude de rester debout à piétiner une bonne partie de son temps. Mais là, il faisait nuit, froid, humide et elle portait des talons.</h3>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="81" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F7518878&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=e61000" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="81" src="http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F7518878&amp;show_comments=false&amp;auto_play=false&amp;color=e61000" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<p>Cela faisait un mois ou deux déjà qu’elle se posait des questions, elle hésitait, elle tergiversait. Sa situation elle ne l’avait pas vraiment choisie, mais y avait pourtant foncé tête baissée. Dès son adolescence elle savait que ça tournerait mal. Mère dépressive et quittée par un père au mieux absent, au pire violent. Sans repère elle avait connu les garçons bien trop tôt. Tellement facile de les séduire quand on est aussi mignonne. Ce pouvoir, elle avait vite compris qu’il serait son principal atout. Elle en avait d’ailleurs bien besoin. Complètement désintéressée par les cours, elle n’avait même pas eu son bac.</p>
<p>De toute manière, que faire d’un bout de papier signifiant désormais qu’on avait seulement le droit d’entrer en fac pour se retrouver au chômage cinq ans plus tard ? Elle avait choisi une tout autre voie : celle de la décadence. De sa petite ville de province elle n’avait connue que sa boite de nuit pendant un an. Elle y allait presque tous les soirs, jusqu’à épuisement. L’avantage lorsque l’on est une fille comme elle, c’est que ce genre d’endroit ne coute rien. On sous-estime souvent l’atout économique d’être une fille. La boite était assurée de voir dix mecs payer une entrée rien que pour avoir ne serait-ce que l’espoir de lui adresser un mot. On lui payait des verres à gogo, elle était ivre facilement et finissait chez des garçons de la même manière.</p>
<p>Tellement facile dans le lot d’en trouver un qui en sorte un peu. Il n’avait rien d’exceptionnel, mais il était différent. Il habitait surtout Paris et n’était ici que de passage. En quelque sorte l’échappatoire rêvée. Après une brouille avec sa mère, elle pensait qu’elle ne lui adresserait plus jamais un mot. Loin de la seule famille qui lui restait, là voilà désormais dans la Ville Lumière. Où l’illusion que tout est possible est à sa portée. L’illusion seulement.</p>
<h4>Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est la manière dont ça se passerait avec son mec. Trop jeune, trop riche. Trop jeune pour être aussi riche.</h4>
<p>Elle avait vite compris que tout ça était louche. Il disait qu’il était dans les affaires, essentiellement des bars, mais loin d’être tous très honnêtes. Elle avait aussi très vite compris que les filles qui y bossaient n’étaient pas vraiment des serveuses. Elle avait pourtant rapidement accepté d’y travailler aussi. Même si son mec était blindé, elle savait que ça ne durerait pas entre eux. L’argent facile a toujours du charme. Et puis cent euros pour sucer des queues, c’était finalement pas très éloigné de ce qu’elle avait fait dans la boite de son patelin.</p>
<p>Pendant quelques mois tout se passait bien. Les clients n’étaient finalement pas ces gros dégueulasses qu’elle avait imaginés au début. Son mec, ou plutôt son patron, l’avait placée dans un bar chic, un de ceux fréquentés par des hommes bien éduqués et propres sur eux. Jamais un mot plus haut que l’autre, ils semblaient nourris de bonnes manières. Ce n’était pas pour ça qu’ils n’étaient pas de sales pervers lubriques, mais ils le cachaient bien au premier abord.</p>
<p>Dans ce cocon sordide, elle se sentait finalement en sécurité et avait fini par baisser la garde. Ce taré elle ne l’avait pas vu venir. Un vrai porc qui voulait sans cesse aller plus loin. Trop loin. Il revenait souvent la voir, elle ne voulait plus le recevoir, mais lui ne voulait voir qu’elle. Elle n’avait plus vraiment choix. Honteuse de la situation, elle n’osait même pas demander leur avis aux autres filles. Elle était la favorite du patron, ça n’aidait pas à se faire accepter.</p>
<p>Puis un jour tout avait dérapé. Cette fois-ci elle n’avait pas voulu céder à son caprice de vieux vicieux. Il avait commencé à la gifler, comme son père le faisait si bien quand elle était gamine. Elle n’avait pas vraiment réfléchi en agrippant l’extincteur à côté duquel son client l’avait fait valdinguer, avec le recul elle considérerait ça comme un réflexe de survie. Comme pour venger la Marilou de Gainsbourg, elle lui défonça le crâne avec le lourd réservoir rouge. Il n’avait même pas crié, personne ne s’en était rendu compte, mais elle savait que dès qu’on s’en apercevrait, ça en serait fini pour elle.</p>
<p>Elle sortit discrètement de la pièce, la ferma à clé, emprunta la sortie de service. Elle se mit à fuir, se disant qu’elle ferait peut-être mieux de rentrer chez sa mère. Deux heures qu’elle marchait. D’habitude elle aimait ça.</p>
<p><em>La nuit du rat, extrait de </em><a href="http://itunes.apple.com/fr/album/wolf-wheel-ep/id404983042" target="_blank"><em>Wolf &amp; Wheel</em></a><em> de </em><a href="http://www.myspace.com/lafeline" target="_blank"><em>La Féline</em></a><em>.</em></p>
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		<title>Top des Blogueurs 2010</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 08:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Zanchi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Disques]]></category>

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		<description><![CDATA[15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette ann&#233;e 60 blogueurs musiques francophones &#224; vous pr&#233;senter au travers d&#8217;un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqu&#233; en 2010. En esp&#233;rant en toute humilit&#233; vous permettre de red&#233;couvrir certains disques ou mieux d&#8217;en d&#233;couvrir de nouveaux&#8230; The Radio Dept &#8211; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="margin:0 0 1ex 0; width:100%; max-width:640px"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/Photo-Top-albums-des-blogueurs-2010-640.png" alt="Le Top Blogueurs 2010 : La s&amp;eacute;lection des meilleurs albums de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e" /></h1>
<p style="margin:2ex 0">15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette ann&eacute;e 60 blogueurs musiques francophones &agrave; vous pr&eacute;senter au travers d&#8217;un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqu&eacute; en 2010. En esp&eacute;rant en toute humilit&eacute; vous permettre de red&eacute;couvrir certains disques ou mieux d&#8217;en d&eacute;couvrir de nouveaux&#8230;</p>
<h2 style="margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/20-The-Radio-Dept-Clinging-To-A-Scheme.png" width="180" height="174" alt="The Radio Dept - Clinging To A Scheme" style="float:left; border:none" />The Radio Dept &#8211; Clinging To A Scheme</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://branchetonsonotone.com/">Branche Ton Sonotone</a> : Les su&eacute;dois de The Radio Dept. creusent le sillon d&#8217;une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdou&eacute;s. Leur dernier opus a la couleur d&#8217;un coucher de soleil sur un lac scandinave : m&eacute;lodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d&#8217;un album qui a un go&ucirc;t d&#8217;insaisissable. Un charme nordique, &agrave; la fois enjou&eacute; et nostalgique, distant et incroyablement &eacute;mouvant. A lire la critique du <a href="http://www.legolb.com/2010/04/radio-dept-autumn-leaves.html">Golb</a> et de <a href="http://branchetonsonotone.com/2010/06/10/chronique-de-the-radio-dept-clinging-to-a-scheme/">Branche Ton Sonotone</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/6JPRvwSakxGHjMQM18AcAu">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/19-Syd-Matters-Brotherocean.png" width="180" height="174" alt="Syd Matters	- Brotherocean" style="float:left; border:none" />Syd Matters	- Brotherocean</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://lamusiqueapapa.blogspot.com/">La musique &agrave; Papa</a> : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l&#8217;on rencontre comme &ccedil;a au hasard d&#8217;une soir&eacute;e et auxquelles on n&#8217;attache d&#8217;abord pas vraiment d&#8217;importance. Pas qu&#8217;elles soient moches, loin de l&agrave;, mais on les trouve un peu &#8230;chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c&#8217;est la r&eacute;v&eacute;lation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons chang&eacute; ou est-ce elles ? En tout cas, &quot;Brotherocean&quot; a r&eacute;sonn&eacute; comme une &eacute;vidence. Comme s&#8217;il n&#8217;y avait rien eu avant. Et tant pis, s&#8217;il n&#8217;y a rien apr&egrave;s&#8230; &quot;A moment in time &quot;, comme disent les anglais. A lire la critique de <a href="http://jamaisdaccord.com/2010/10/21/syd-matters-%E2%80%93-brotherocean/">Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes</a> et de <a href="http://swommb.com/wp/?cat=146">So Why One More Music Blog</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/syd-matters/brotherocean-621190">Deezer</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/18-Deerhunter-Halcyon-Digest-.png" width="180" height="174" alt="Deerhunter - Halcyon Digest" style="float:left; border:none" />Deerhunter &#8211; Halcyon Digest</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://mescritiques.be/">Esprits Critiques</a> : R&eacute;ussir un m&eacute;lange est une chose compliqu&eacute;e. Si vous m&eacute;langez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu app&eacute;tissant. La musique de Deerhunter, &ccedil;a pourrait &ecirc;tre &ccedil;a. En m&ecirc;lant de la noirceur, du son brut, du kraut, des m&eacute;lodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est pr&eacute;sent. Pourtant, la bande &agrave; Bradfortd Cox a (encore) livr&eacute; une &oelig;uvre subtile et unique, et arrive (encore) &agrave; polir un genre qu&#8217;il faudrait cr&eacute;er pour eux.  Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de  ce son vaporeux pour que le brouillard pr&eacute;cipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l&#8217;&eacute;criture et le son. A lire les critiques de <a href="http://tascapotosina.blogspot.com/2010/10/deerhunter-halcyon-digest.html">Tasca Potosina</a> et de <a href="http://earsofpanda.blogspot.com/2010/10/semaine-39-deerhunter-halcyon-digest.html">Ears Of Panda</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/0antgp6pTvJPH6KvG5eEJg">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/17-Pantha-du-Prince-Black-Noise.png" width="180" height="174" alt="Pantha du Prince - Black Noise" style="float:left; border:none" />Pantha du Prince &#8211; Black Noise</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.playlistsociety.fr/">Playlist Society</a> : &quot;Black Noise&quot; est un lac perdu dans les montagnes : derri&egrave;re son romantisme pictural et ses sonorit&eacute;s enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades &agrave; venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les trag&eacute;dies. Les m&eacute;lodies &eacute;lectroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la ta&iuml;ga, se d&eacute;robent et nous abandonnent face &agrave; l&#8217;aurore bor&eacute;ale. A lire la critique de <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2010/02/pantha-du-prince-black-noise.html">Pop Revue Express</a> et le live report de <a href="http://jamaisdaccord.com/2010/03/07/pantha-du-prince-rex-club/">Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/16-Joanna-Newsom-Have-One-On-Me.png" width="180" height="174" alt="Joanna Newsom - Have One On Me" style="float:left; border:none" />Joanna Newsom &#8211; Have One On Me</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://brainfeedersandmindfuckers.blogspot.com/">Brainfeeders &amp; Mindfuckers</a> : Joanna Newsom ne s&#8217;impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin d&eacute;licatement, avec gr&acirc;ce, avec le temps de son c&ocirc;t&eacute;. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derri&egrave;re l&#8217;oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n&#8217;a chang&eacute;. Elle reste impossible &agrave; apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s&#8217;&eacute;chappe par tous les d&eacute;tours, dans cette for&ecirc;t qu&#8217;elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d&#8217;&ecirc;tre patient, de la laisser s&#8217;approcher peu &agrave; peu, puis de se plonger enti&egrave;rement dans la mystique lumineuse de &quot;Have One On Me&quot;. Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d&#8217;un r&ecirc;ve. Mais tout est bien r&eacute;el. A lire les critiques de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/05/joanna-newsom-have-one-on-me-910.html">Playlist Society</a> et de <a href="http://savemybrain.net/v2/2010/03/30/joanna-newsom-have-one-on-me/">Listen See Feel</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/15-Mount-Kimbie-Crooks-&amp;-Lovers.png" width="180" height="174" alt="Mount Kimbie - Crooks &amp; Lovers" style="float:left; border:none" />Mount Kimbie &#8211; Crooks &amp; Lovers</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.chroniquesautomatiques.com/">Chroniques Automatiques</a> : &quot;Crooks &amp; Lovers&quot;, trop court, bancal mais pourtant tellement maitris&eacute;, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les c&oelig;urs sensibles. M&eacute;lancolie electronica matin&eacute;e de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c&#8217;est surtout mini-jupes et<br />
arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de <a href="http://brainfeedersandmindfuckers.blogspot.com/2010/07/kick-ass.html">Brainfeeders &amp; Mindfuckers</a> et de <a href="http://musikplease.com/mount-kimbie-crooks-lovers-13677">Musik Please</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/14-MGMT-Congratulations.png" alt="Cougar - Patriot" width="180" height="174" style="float:left; border:none" />MGMT &#8211; Congratulations</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://espritorture.over-blog.com/">Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?</a> : MGMT avait r&eacute;ussi &agrave; prouver sa capacit&eacute; &agrave; coller quelques tubes imparables au milieu d&#8217;un album fadasse. Le &quot;toujours difficile deuxi&egrave;me album&quot; en est l&#8217;antith&egrave;se : pas de morceau direct (hormis l&#8217;imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexit&eacute;, de richesse, une pi&egrave;ce mont&eacute;e de folie(s) et de &quot;plus&quot; qui jamais ne touchent au &quot;trop&quot;.  Si c&#8217;est &ccedil;a l&#8217;avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synth&egrave;se en sifflotant &quot;Flash Delirium&quot;. A lire les critiques de <a href="http://www.desoreillesdansbabylone.com/2010/04/mgmt-congratulations-2010.html">Des Oreilles dans Babylones</a> et du <a href="http://www.legolb.com/2010/09/last-of-space-rituals.html">Golb</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/2xTytl2aCKEL2o1H6Ge7ES">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/13-Zola-Jesus-Stridulum.png" width="180" height="174" alt="Zola Jesus - Stridulum" style="float:left; border:none" />Zola Jesus &#8211; Stridulum</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://unsung.fr/">Unsung</a> : Pour la premi&egrave;re fois, Zola Jesus s&#8217;est enregistr&eacute;e en studio, entour&eacute;e de musiciens professionnels. Cette production soign&eacute;e met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre l&eacute;g&egrave;rement rauque &agrave; donner des frissons, renforc&eacute; par la r&eacute;verb&eacute;ration, l&#8217;atmosph&egrave;re angoissante entre rythmiques 80&#8242;s, piano ent&ecirc;tant, et des textes emprunts de doutes, d&#8217;espoirs fragiles, et de complaintes m&eacute;lancoliques. Cet &eacute;mouvant &quot;Stridulum&quot; r&eacute;v&egrave;le une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de <a href="http://mmarsup.blogspot.com/2010/03/zola-jesus-stridulum-9410.html">Little Reviews</a> et <a href="http://www.toujoursuncoupdavance.com/2010/03/zola-jesus-stridulum-ep/">Toujours Un Coup d&#8217;Avance !</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/12-Gil-Scott-Heron-I'm-New-Here.png" width="180" height="174" alt="Gil Scott Heron - I'm New Here" style="float:left; border:none" />Gil Scott Heron &#8211; I&#8217;m New Here</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.arbobo.fr/">Arbobo</a> : Une histoire d&#8217;ange d&eacute;chu, une histoire vraie. Une histoire de phoenix, de p&egrave;re putatif du rap extrait de t&ocirc;le par un producteur aux doigts d&#8217;or. Il a serr&eacute; la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-&ecirc;tre de publier son plus bel album, le plus noir, creus&eacute; &agrave; mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ca saigne, &ccedil;a saigne mais c&#8217;est vivant. C&#8217;est palpitant. A lire les critiques de <a href="http://www.mygoodzik.net/2010/01/gil-scott-heron-im-here-now.html">My(Good)Zik</a> et du <a href="http://www.lechoix.fr/chroniques/critique-de-im-new-here-2010-de-gil-scott-heron/">Choix de Mlle Eddie</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/60JXrFsIxXP6rqd4jdTfrn">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/11-LCD-Soundsystem-This-is-Happening.png" alt="LCD Soundsystem - This is Happening" width="180" height="174" style="float:left; border:none" />LCD Soundsystem &#8211; This is Happening</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/">I Left Without My Hat</a> : James Murphy a beau s&#8217;en amuser et assurer le contraire  (&quot;You wanted a hit, but that&#8217;s not what we do&quot;), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n&#8217;auront pas franchement chang&eacute; leur fusil d&#8217;&eacute;paules avec &quot;This is Happening&quot;, troisi&egrave;me et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage &agrave; la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par l&agrave;), &quot;This is Happening&quot; est un disque aux contours rock, aux beats toujours synth&eacute;tiques, mais &agrave; la vision globale tr&egrave;s pop. Surtout, il n&#8217;est rien de moins qu&#8217;une belle &eacute;pitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir &eacute;t&eacute; grav&eacute; en lettres d&#8217;or. A lire les critiques de <a href="http://www.chroniquesautomatiques.com/2010+lcd-soundsystem-this-is-happening.html">Chroniques Automatiques</a> et <a href="http://lamusiqueapapa.blogspot.com/2010/05/lcd-soundsystem-this-is-happening.html">La Musique &agrave; Papa</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/2cmf2niWqoRqmFkGoKhACK">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/10-Sufjan-Stevens-The-Age-of-Adz.png" width="180" height="174" alt="Sufjan Stevens - The Age of Adz " style="float:left; border:none" />Sufjan Stevens &#8211; The Age of Adz </h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://earsofpanda.blogspot.com/">Ears of Panda</a> : 5 ans apr&egrave;s Illinois, Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et s&ucirc;rement le plus risqu&eacute;. Retrouvant ses premi&egrave;res amours pour la musique &eacute;lectronique sans abandonner pour autant son go&ucirc;t pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d&#8217;un disque pour le moins &eacute;tonnant. Le g&eacute;nie d&eacute;truit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d&#8217;un genre nouveau; &agrave; l&#8217;ambition d&eacute;mesur&eacute;e, aux sons hach&eacute;s, rugueux, &eacute;pileptiques m&ecirc;me, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l&#8217;essence m&ecirc;me de ce disque, ce doux r&ecirc;veur toujours en perp&eacute;tuel mouvement, qui nous avait laiss&eacute;s sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de <a href="http://mescritiques.be/spip.php?article1195">Esprits Critiques</a> et <a href="http://brainfeedersandmindfuckers.blogspot.com/2010/09/man-on-wire.html">Brainfeeders &amp; Mindfuckers</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/09-Flying-Lotus-Cosmogramma.png" width="180" height="174" alt="Flying Lotus - Cosmogramma" style="float:left; border:none" />Flying Lotus &#8211; Cosmogramma</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://swommb.com/">So Why One More Music Blog</a> : Le prodige originaire de la Cit&eacute; des Anges s&#8217;affranchit sur ce troisi&egrave;me album des formats classiques en terme de dur&eacute;e et des carcans trop &eacute;troits d&#8217;un genre que l&#8217;on d&eacute;finissait comme l&#8217;abstract hip-hop. Entour&eacute; de musiciens talentueux et confirm&eacute;s, &eacute;l&eacute;gant dans son costume de chef d&#8217;orchestre qui lui sied &agrave; merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu&#8217;&eacute;lectroniques, laissant parler son h&eacute;ritage et s&#8217;exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de <a href="http://delaluneonentendtout.blogspot.com/2010/05/flying-lotus-cosmogramma.html">De La Lune On Entend Tout</a> et de <a href="http://www.themusicrainbow.net/2010/05/cosmogramma.html">Nuage Noir</a> </p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://www.deezer.com/fr/#music/flying-lotus/cosmogramma-545327">Deezer</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/08-Caribou-Swim.png" width="180" height="174" alt="Caribou - Swim" style="float:left; border:none" />Caribou &#8211; Swim</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://pomme2pin.net/">Pomme de Pin</a> : Hypnotique et visc&eacute;ral, r&eacute;fl&eacute;chi et instinctif, c&eacute;r&eacute;bral et dansant, sur &quot;Swim&quot;, Caribou m&ecirc;le boucles &eacute;lectroniques et rythmiques tribales et en profite pour r&eacute;concilier la t&ecirc;te et les jambes. L&#8217;expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tourn&eacute;e tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clich&eacute;s sur les math&eacute;maticiens. A lire les critiques de <a href="http://five-minutes.over-blog.com/article-swim-de-caribou-2010-56015792.html">Five Minutes</a> et <a href="http://swommb.com/wp/?cat=78">So Why One More Music Blog</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/150DSejFeBY94ouidrcgKD">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/07-Owen-Pallett-Heartland.png" width="180" height="174" alt="Owen Pallett - Heartland" style="float:left; border:none" />Owen Pallett &#8211; Heartland</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://cestentendu.blogspot.com/">C&#8217;est entendu</a> : D&eacute;barrass&eacute; de son pseudo geek &agrave; souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l&#8217;&eacute;tendard de son patronyme civil comme le symbole d&#8217;une ambition enfin assouvie. Auto-proclam&eacute; Seigneur Divin du Royaume de &quot;Heartland&quot;, il d&eacute;core cet univers d&#8217;arrangements subtilement magnifiques et r&eacute;alise un chef d&#8217;oeuvre pop dont la &quot;lecture&quot; r&eacute;v&egrave;le une mise en abyme homo-&eacute;rotico-cr&eacute;atrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de <a href="http://www.feuavolonte.com/2010/01/26/owen-pallett-heartland-2010/">Feu &agrave; Volont&eacute;</a> et de <a href="http://earsofpanda.blogspot.com/2010/01/semaine-03-owen-pallett-heartland.html">Ears Of Panda</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/68s2yQ7tcehQRrMGfikqER">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/06-Janelle-Monae-The-ArchAndroid.png" alt="Janelle Monae - The ArchAndroid" width="180" height="174" style="float:left; border:none" />Janelle Monae &#8211; The ArchAndroid</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.gueusif.com/">Le Gueusif Online</a> : Une torpille de soul-funk qui n&#8217;oublie pas d&#8217;&ecirc;tre outraci&egrave;re, voire parfois un peu kitsch, mais qui d&eacute;tonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette ann&eacute;e 2010. Une voix, une pr&eacute;sence et un talent &agrave; suivre, que ce soit en studio ou en live, o&ugrave; toute la classe de Janelle Mon&agrave;e resplendit. A lire les critiques de <a href="http://withmusicinmymind.blogspot.com/2010/08/2010-janelle-monae-archandroid-review.html">With Music In My Minds</a> et <a href="http://www.musiclodge.fr/article-janelle-monae-the-archandroid-52955109.html">Music Lodge</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/7MvSB0JTdtl1pSwZcgvYQX">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/05-The-Black-Keys-Brothers.png" width="180" height="174" alt="The Black Keys - Brothers" style="float:left; border:none" />The Black Keys &#8211; Brothers</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.lechoix.fr/">Le Choix de Mlle Eddie</a> : &Ocirc; Dan Auerbach que ta voix est belle ! &quot;C&#8217;est pour mieux te r&eacute;galer&quot;, pourrait-il me r&eacute;pondre. Le duo d&#8217;Akron s&#8217;autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et m&ecirc;me soul, avec une production qui n&#8217;a jamais &eacute;t&eacute; aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport &agrave; ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. C&#8217;est vrai, mais ce qu&#8217;ils perdent en abrasivit&eacute; ils le gagnent en diversit&eacute;. Et Auerbach n&#8217;a jamais aussi bien chant&eacute;. Ce Brothers, c&#8217;est la grande classe. A lire les critiques de <a href="http://www.laquenelleculturelle.fr/2010/05/15/the-black-keys-brothers-2010/">La Quenelle Culturelle</a> et du <a href="http://www.gueusif.com/article-the-black-keys-brothers-chronique-2010-50999432.html">Gueusif Online</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/2nHVK3wblZ4QDckFYAzauw">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/04-Beach-House-Teen-Dream.png" width="180" height="174" alt="Beach House - Teen Dream." style="float:left; border:none" />Beach House &#8211; Teen Dream</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://hop.over-blog.com/">Hop</a> : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisi&egrave;me album. Plus faciles d&#8217;acc&egrave;s, plus imm&eacute;diates que par le pass&eacute;, les chansons de Beach House brillent ici par l&#8217;&eacute;clat des m&eacute;lodies, par la beaut&eacute; triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l&#8217;on trouve tout au long de ces dix hymnes &agrave; la m&eacute;lancolie qui &eacute;voquent la froideur d&#8217;une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de <a href="http://between-the-lines-of-age.blogspot.com/2010/01/teen-dream.html">Between The Line Of Age</a> et du <a href="http://www.lechoix.fr/pop/critique-de-teen-dream-2010-de-beach-house/">Choix de Mlle Eddie</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/72mGz9Dnt42euozq8yBULe">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/03-Four-Tet-There-is-Love-in-You.png" width="180" height="174" alt="Four Tet - There is Love in You" style="float:left; border:none" />Four Tet &#8211; There is Love in You</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.goodkarma.fr/">Good Karma</a> : Obs&eacute;dant : c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire de ce cinqui&egrave;me album de Kieran Hedben. Tr&egrave;s loin de son groupe de post-rock Fridge, l&#8217;Anglais a choisi la musique &eacute;lectronique pour s&#8217;exprimer en solo. En r&eacute;sulte un disque inspir&eacute; par le jazz, la house et l&#8217;electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu&#8217;introspectives, &agrave; l&#8217;inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de <a href="http://www.chroniquesautomatiques.com/2010+four-tet-there-is-love-in-you.html">Chroniques Automatiques</a> et de <a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2010/01/four-tet-there-is-love-in-you-domino.html">I Left Without My Hat</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/6x2gG7Pw1g54ZjQWjiAVCK">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/02-Swans-My-Father-Will-Guide-Me-Up-A-Rope-To-The-Sky.png" width="180" height="174" alt="Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky" style="float:left; border:none" />Swans &#8211; My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.whereismysong.net/">Where Is My Song</a> : A l&#8217;heure des come backs p&eacute;rim&eacute;s et apr&egrave;s 13 ans de silence, les Swans r&eacute;activ&eacute;s offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la v&eacute;rit&eacute;. Une rigoureuse apocalypse. Bande son id&eacute;ale pour la fin du monde civilis&eacute;, que l&#8217;on peut d&eacute;sormais attendre avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. A lire les critiques de <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/09/swans-my-father-will-guide-me-up-rope.html">Playlist Society</a> et du <a href="http://www.legolb.com/2010/09/swans-papa-tes-encore-dans-lcoup.html">Golb</a></p>
<p style="margin:0 0 30px 0">En &eacute;coute sur <a href="http://open.spotify.com/album/3XKpwgFwGELs1vs3cAuDch">Spotify</a></p>
<h2 style="clear:left; margin:0 0 0 0; font-size:1.3em;"><img src="http://www.topdesblogueurs.fr/10/img/pochettes/01-Gonjasufi-A-Sufi-and-a-Killer.png" width="180" height="174" alt="Gonjasufi - A Sufi and a Killer" style="float:left; border:none" />Gonjasufi &#8211; A Sufi and a Killer</h2>
<p style="margin:0 0 30px 0"><a href="http://www.desoreillesdansbabylone.com/">Des Oreilles Dans Babylone</a> : Sans aucun doute possible l&#8217;ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. D&eacute;barqu&eacute; de nulle part bien qu&#8217;actif depuis les ann&eacute;es 90, il est sorti de son d&eacute;sert de Mojave parrain&eacute; par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop d&eacute;rangeant, rock bord&eacute;lique, chaque plage de cet objet unique accouche d&#8217;un genre nouveau. Il y a tant d&#8217;inventivit&eacute; et d&#8217;imagination dans cet album qu&#8217;il est impossible d&#8217;en faire le tour en moins de cent &eacute;coutes. Passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; serait une erreur monumentale. A lire les critiques de <a href="http://www.chroniqueselectroniques.net/article-gonjasufi-a-sufi-and-a-killer-45064801.html">Chroniques Electroniques</a> et de <a href="http://lesinsectesontnosamis.hautetfort.com/archive/2010/03/31/gonjasufi.html">Les Insectes sont nos amis</a></p>
<h3 style="clear:left; font-size:1.1em; padding-top:2ex">Les participants au Top des Blogueurs 2010 :</h3>
<p style="margin:0 0 2ex 0">Alain de <a href="http://www.soul-kitchen.fr/">Soul Kitchen</a>, Anakin de <a href="http://www.atticawebzine.com/">Attica Webzine</a>, Arbobo de <a href="http://www.arbobo.fr/">Arbobo</a>, Benjamin F de <a href="http://www.playlistsociety.fr/">Playlist Society</a> et de <a href="http://blog.ricardsa-livemusic.com/">Ricard SA Live Music</a>, Benjamin L de <a href="http://www.letransistor.com/">Le Transistor</a>, Benoit de <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/">Pop Revue Express</a> et de <a href="http://hop.over-blog.com/">Hop</a>, Catnatt de <a href="http://www.heavencanwait.fr/">Heaven can wait</a>, Cedric de <a href="http://swommb.com/">So Why One More Music Blog</a>, Daniel de <a href="http://listenseefeel.blogspot.com/">Listen See Feel</a>, Dat&#8217; de <a href="http://www.chroniquesautomatiques.com/">Chroniques Automatiques</a>, Dr Franknfurter de <a href="http://docfranknfurter.blogspot.com/">The Rocky Horror Critic Show</a>, Dragibus de <a href="http://lesinsectesontnosamis.hautetfort.com/">Les insectes sont nos amis</a>, Eddie de <a href="http://www.lechoix.fr/">Le Choix de Mlle Eddie</a>, Edouard de <a href="http://earsofpanda.blogspot.com/">Ears of Panda</a>, Ed Loxapaq de <a href="http://chroniques-electroniques.over-blog.com/">Chroniques Electroniques</a>, Elliott de <a href="http://weirdbrowser.blogspot.com/">Weirdbrowser</a>, Neska de <a href="http://adiktblog.blogspot.com/">Adiktblog</a>, Fabien de <a href="http://www.kdbuzz.com/">Kdbuzz</a>, GT de <a href="http://www.musiclodge.fr/">Music Lodge</a>, Gui Gui de <a href="http://www.lesbonsskeudis.com/">Les Bons Skeudis</a> et du <a href="http://www.lemellotron.com/">Mellotron</a>, Guic&#8217;The Old de <a href="http://espritorture.over-blog.com/">Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?</a>, Jimmy de <a href="http://www.nuagenoir.com/">Nuage Noir</a>, Joanny de <a href="http://discobloguons.blogspot.com/">Discobloguons</a>, Joe Gonzalez de <a href="http://cestentendu.blogspot.com/">C&#8217;est entendu</a>, Joris de <a href="http://tascapotosina.blogspot.com/">Tasca Potosina</a>, JS de <a href="http://www.goodkarma.fr/">Good Karma</a>, Ju de <a href="http://www.desoreillesdansbabylone.com/">Des Oreilles Dans Babylone</a>, Julien LL de <a href="http://des-chibres-et-des-lettres.blogspot.com/">Des Chibres et Des Lettres</a>, Junko de <a href="http://unsung.fr/">Unsung</a>, Laure de <a href="http://www.notfortourists-paris.com/wordpress/">Not For Tourists</a>, Laurent de <a href="http://blog.rocktrotteur.com/">Rocktrotteur</a>, Leroy Brown de <a href="http://illgivehermelodies.blogspot.com/">I&#8217;ll give her m&eacute;lodies</a>, Marc de <a href="http://mescritiques.be/">Esprits Critiques</a>, Martin de <a href="http://branchetonsonotone.com/">Branche Ton Sonotone</a>, Matador de <a href="http://between-the-lines-of-age.blogspot.com/">Between The Lines Of Age</a>, Michael de <a href="http://www.crystal-frontier.com/">Crystal Frontier</a>, Mmarsup de <a href="http://mmarsup.blogspot.com/">Little Reviews</a>, Myriam de <a href="http://mamereetaithipster.blogspot.com/">Ma m&egrave;re &eacute;tait hipster</a>, Nathan de <a href="http://brainfeedersandmindfuckers.blogspot.com/">Brainfeeders &amp; Mindfuckers</a>, Nicolas de <a href="http://soulbrothamusic.blogspot.com/">Soul Brotha Music</a>, Olivier de <a href="http://www.feuavolonte.com/">Feu &agrave; Volont&eacute;</a>, Olivier R de <a href="http://www.whereismysong.net/">Where Is My Song</a>, Paco de <a href="http://delaluneonentendtout.blogspot.com/">De La Lune On Entend Tout</a>, Paul de <a href="http://pomme2pin.net/">Pomme de Pin</a>, Pauline de <a href="http://e-pop.hautetfort.com/">E-Pop</a>, Pierre de <a href="http://musikplease.com/">Musik Please</a>, Rod de <a href="http://www.le-hiboo.com/">Le Hiboo</a>, Romink de <a href="http://www.mygoodzik.net/">My(Good)Zik</a>, Sabine de <a href="http://withmusicinmymind.blogspot.com/">With Music In My Mind</a>, Sfar de <a href="http://www.toujoursuncoupdavance.com/">Toujours un coup d&#8217;avance !</a>, Ska de <a href="http://7and7is.over-blog.com/"> 7 and 7 is</a>, Sunalee de <a href="http://bruxellesbangkokbrasilia.wordpress.com/">Bruxelles Bangkok Brasilia</a>, Sylphe de <a href="http://five-minutes.over-blog.com/">Five-Minutes</a>, Systool de <a href="http://www.gueusif.com/">Le Gueusif Online</a>, Thibault de <a href="http://www.smahut.com/BlogQuenelle">La Quenelle Culturelle</a>, Thomas de <a href="http://www.legolb.com/">Le Golb</a>, Twist de <a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/">I Left Without My Ha</a>, Vincent de <a href="http://lamusiqueapapa.blogspot.com/">La musique &agrave; Papa</a>, Violette de <a href="http://jamaisdaccord.com/">Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes</a>, Xavier de <a href="http://blinkinglights.musicblog.fr/">Blinking Lights</a></p>
<p style="margin:2ex 0">Chef de projet : <a href="http://www.playlistsociety.fr/">Benjamin F</a> / Identit&eacute; visuelle et design : <a href="http://blog.rocktrotteur.com/">Laurent</a> / Communication : <a href="http://www.mygoodzik.net/">Romink</a>, <a href="mailto:sylvie@desnouveaux.com">Sylvie</a> et les <a href="http://www.waaa.fr/">Waaa</a> / Porte-paroles : <a href="http://www.arbobo.fr/">Arbobo</a> et <a href="http://www.goodkarma.fr/">JS</a></p>
<p style="margin:2ex 0">Plus de tops : le classement de GT sur <a href="http://www.musiclodge.fr/categorie-10097024.html">Music Lodge</a></p>
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