La musique creuse le ciel.

Gossip / Les Déferlantes / 12.07.10

Publié le 14 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | Pas encore de commentaires »


Deep Purple / Les Déferlantes / 12.07.10

Publié le 14 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | 2 commentaires »


Iggy & The Stooges / Les Déferlantes / 09.07.2010

Publié le 11 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | 3 commentaires »


Jacques Dutronc / Les Déferlantes / 09.07.2010

Publié le 10 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | 1 commentaire »


Suzanne Vega / Les Déferlantes / 09.07.2010

Publié le 10 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | Pas encore de commentaires »


Coeur de Pirate / Les Déferlantes / 09.07.2010

Publié le 10 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | Pas encore de commentaires »


Les Eurockéennes à la recherche d’un nouvel équilibre

Publié le 8 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Concerts, Festivals | 4 commentaires »

Depuis quatre ans, les Eurockéennes cherchent à s’ouvrir à d’autres styles, à programmer des têtes d’affiche plus mainstream et à dénicher quelques belles découvertes. Avec ce changement de cap et une concurrence plus ou moins frontale (Main Square Festival à Arras ou Calvi on the Rocks), la fréquentation se retrouve en baisse, mais pas forcément au détriment de la qualité du festival belfortain.

Avec 20 % de spectateurs en moins par rapport à l’édition précédente, les Eurockéennes 2010 étaient finalement plus respirables. Étant donné les 30° allègrement dépassés tout au long du week-end, ce n’était pas un luxe. Avec des têtes d’affiche éloignées de l’univers rock traditionnellement représenté à Belfort, le festival déroute. Depuis 2006, Daft Punk et Kanye West sont passés par le Territoire. Cette année, Jay-Z, Mika et Missy Elliot avaient de quoi dérouter les métalleux de la première heure.

Suicidal Tendencies

Le vendredi, c’est pourtant les vétérans de Suicidal Tendencies qui ouvraient de bien belle manière les festivités à l’heure du goûter sous le Chapiteau. Horaire étonnant pour ce groupe majeur du thrash metal américain. La partie rythmique fera tout de même la démonstration de son incroyable virtuosité. À peine le temps d’entendre leurs dernières notes que Two Door Cinema Club enchaine sur la scène de la Plage au bord du lac du Malsaucy. Le soleil décline, parfait moment pour écouter leur musique dansante, mais parfois un peu trop légère pour vraiment rassasier le spectateur en recherche de sensation forte.

18 heures, horaire étonnant pour Sophie Hunger, Piers Faccini, Patrick Watson et leur orchestre. Sous un Chapiteau à la décoration peu avenante, la création franco-suisse a du mal à captiver malgré sa qualité. Un bijou dans un écrin définitivement pas à sa dimension. Ce même endroit avait finalement peu d’importance ensuite pour les Black Keys et leur blues rock rugueux absolument incroyable. On attendait autant de la prestation de Foals à la Plage. Malheureusement, les Anglais ont eu du mal à entrer dans leur concert, au moins durant sa première moitié. Loin très loin de leurs prestations miraculeuses de la Cigale en 2008 et du dernier Printemps de Bourges.

Deux têtes de pont du hip-hop clôturaient cette première soirée sur la Grande Scène. On passera vite sur Missy Elliot et son playback loupé qui n’en fait définitivement plus que l’ombre d’elle-même. Jay-Z est aussi mégalo qu’elle (arrivée en hélicoptère au festival, staff de 82 personnes), mais d’une efficacité à toute épreuve. Son flow incroyable sera mis en valeur par quelques a capella de haute volée. Projections vidéo implacables, backing band plus en place que jamais, hits universels : on se laisse embarquer avec un plaisir non dissimulé par le New-Yorkais. Un des meilleurs concerts des Eurocks 2010.

La pluie s’invite, l’atmosphère s’électrise

Le samedi, on goutera au privilège de voir une partie du concert d’Émilie Simon depuis les backstages. Malgré une prestation réussie, sa pop électronique a du mal à trouver sa place sous ce Chapiteau décidément plus apte à accueillir du gros son. Tandis que le guitariste d’Airbourne escaladait l’immense structure métallique de la Grande Scène pour jouer un solo, General Elektriks débutait sa prestation hallucinante d’énergie. Aucun doute, le funk fait bien partie de l’ADN du groupe de Hervé Salters.

The Specials investissaient ensuite la Grande Scène pour un concert qui se délecte telle une madeleine de Proust. Si l’énergie est un peu perdue (comment leur en vouloir), la cohésion entre chaque membre est parfaite, la cohérence technique affutée. C’est une tout autre histoire pour The Hives dont le concert est retardé à cause de la pluie. Il en découlera une prestation apocalyptique avec orages et éclairs en arrière-plan, parfaits pour illustrer la déflagration sonore de l’ensemble. Sous le Chapiteau, Ghinzu leur rendra la pareille, toujours aussi prompte à sublimer les accents bruitistes et saturés de sa musique.

Grand soleil au lac du Malsaucy

Le beau temps revient le dimanche et permet au public de littéralement cuire devant le concert de la solaire Martina Topley-Bird sur la toute petite scène de la Loggia. Son batteur multi-instrumentise cagoulé tel un ninja en rajoute à l’ambiance décalée produite par sa musique. Puis les petits cons de Gallows sous le Chapiteau changent de registre et mettent une vraie bonne claque à aux spectateurs. Leur chanteur Frank Carter n’hésite pas à insulter tout le monde puis fait écarter la foule en un cercle immense avant d’inciter au pogo géant. Dans le genre dansant, mais dans un esprit différent, LCD Soundystem retournera ensuite lui aussi le Chapiteau. Avec une vraie classe, le groupe livrera une prestation d’une extraordinaire tenue. On danse intelligemment, sans un seul gimmick putassier, et ça fait du bien.

C’est Massive Attack qui clôturera le festival sur la Grande Scène. Avec un son toujours aussi puissant, le duo fait la part belle aux musiciens et collaborateurs de son collectif. L’inoxydable Horace Andy et la copine Martina-Topley Bird se relaieront ainsi derrière le micro.

Artistiquement réussie la programmation des Eurockéennes doit désormais prouver qu’elle intéresse un nouveau public n’ayant pas le réflexe de venir à Belfort. Une prise de risque pour un équilibre bien délicat à trouver.


Suicidal Tendencies / Les Eurockéennes / 02.07.2010

Publié le 3 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Concerts, Festivals | 1 commentaire »


Printemps de Bourges / 16 & 17.04.10

Publié le 18 avril 2010 | Ecrit par | Catégories : Concerts, Festivals | 7 commentaires »

Il fallait être sacrément motivé pour aller à Bourges cette année. Rien à voir avec la programmation toujours parfaitement équilibrée entre découvertes et têtes d’affiche, mais plutôt avec une grève SNCF qui ne proposait que deux trains par jour en direction du Printemps. Avec une fréquentation de 240 000 personnes cette année (dont 67 600 places) autant dire que ceux qui aiment voyager debout était servis.

Sur les trois premiers jours M, JP Nataf, Emilie Simon, Iggy & The Stooges, Nada Surf ou encore Health ouvraient les hostilités. Impossible de les voir en arrivant le vendredi en tout début de soirée. Journée certainement la moins impressionnante artistiquement, ce vendredi a tout de même réservé sont lot de bonnes vibrations notamment grâce à l’impeccable prestation de Midlake à l’Auditorium. Classe infinie, orchestration travaillée, batteur incroyable et guitar hero à la Wilco achevaient l’auditoire. Belle surprise des sept musiciens.

Au 22 Ouest, Wave Machines peinaient à convaincre en dehors de leur tube Keep the lights on. Compositions peu convaincantes et interprétation réduite au minimum syndical finiront de nous faire zapper de salle. Au 22 Est sévissaient en effet The Love Me Nots. Originaires de Phoenix dans l’Arizona, les deux filles et les deux gars envoyaient un rock’n’roll sévère face à un public médusé. Bassiste ultra sexy, chanteuse charismatique et musique basique, mais tellement efficace, il n’en fallait pas plus pour nous faire craquer. Une possible apparition à Rock en Seine est prévue, la fin de l’été s’annonce chaude à Saint-Cloud. En fermeture de soirée, les Californiens de Fool’s Gold proposait une étonnante musique africaine chantée en hébreu et finissait même dans la salle au milieu du public pour son rappel.

Le samedi s’annonçait en revanche bien plus animé, les hostilités s’ouvraient tout d’abord par une magnifique session acoustique de Quadricolor dans les studios du Mouv’. Les jeunes niçois confirment de plus en plus leur talent. Le CD glissé par le chanteur aux membres de Foals qui étaient interviewés juste avant leur prestation leur donnera peut-être un coup de main amplement mérité.

L’événement de la journée restait toutefois la deuxième édition de la Rock’n’beat party partagée comme l’année dernière entre le Phénix et le Palais d’Auron. Gros son dansant 20 h à 5 h pour 28 euros, la jeunesse berrichonne ne s’y trompe jamais et vient en nombre. Hyper réceptif, le public donne un feedback monstrueux à chaque artiste, We Have Band récolte ainsi cri et applaudissements à chaque break de leur musique pourtant très pauvre. Pendant ce temps au 22 Est, le Sud-Africain Ben Sharpa déroule son rap teinté de grime d’une très bonne tenue, dommage que le sound system ne lui rende pas justice.

Le Palais d’Auron nous fait ensuite les yeux doux pour l’un des concerts les plus attendus du festival, le grand retour de Foals avant la sortie de leur nouvel album le 10 mai prochain. Encore une fois, les natifs d’Oxford prouvent que le terroir de leur ville donne des groupes exceptionnels sur scène. La maitrise technique est réellement impressionnante et permet de dérouler des titres aux architectures incroyablement travaillées. Pour autant, les compositions ne sont pas ennuyeuses et accrochent directement l’oreille. Le public ne s’y trompe pas en dansant comme jamais sur des rythmes jonglant en math rock et influences africaines. Assurément la claque de ce Printemps.

En face au Phénix, Two Door Cinema Club démontre l’efficacité de ses titres sur une grande scène, mais reste tout de même un ton en dessous de Foals. On change d’air et on oublie les attitudes sérieuses des Britanniques pour Lexicon au 22 Est. En entrant sur scène, les Californiens sont déjà sérieusement éméchés, bouteille de Jack Daniel’s à la main. Les deux frères Black accompagnés de leur DJ, bassiste et guitariste font tout de même le show, s’exprimant à la fois en anglais et en français. Ils déclament ainsi leur amour pour les « gorgeous french girls » et enchainent les blagues de potaches sur un son digne de Beastie Boys de la West Coast. Drôle, efficace et festive, la prestation fait du bien à voir.

Puis la soirée se terminera au Phénix par un enchainement Vitalic / Mr. Oizo / Bloody Beetroots plutôt convenu. Vitalic envoie son éternel electroclash de plus en plus putassier, Mr. Oizo zappe les titres à la vitesse de l’éclair et les Bloody Beetroots en formation live se prennent pour DaftPunkJustice. Il faut pourtant reconnaitre l’hallucinante ambiance que mettent les Italiens au chapiteau, dynamitant les 5000 personnes en même temps. Toujours aussi convivial, le Printemps de Bourges a une nouvelle fois ouvert la saison des festivals en fanfare.


Amanda Blank / La Boule Noire / 07.11.2009

Publié le 8 novembre 2009 | Ecrit par | Catégories : Concerts, Festivals | 1 commentaire »