Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence.

Festival Fnac Indétendances : Nada Surf rame à Paris Plages

Publié le 1 août 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | 4 commentaires »

Cette quatrième date du festival gratuit parisien aura laissé un goût d’inachevé. Une programmation qui donne envie sur le papier, mais qui n’arrive finalement pas à soulever l’enthousiasme.

Deux groupes étaient très attendus hier soir à Indétendances, le festival de Paris Plages : les régionaux de l’étape Lilly Wood & The Prick et Nada Surf. Lafayette et Lonely Drifter Karen venaient compléter cette affiche pop/rock. Lafayette ouvre la soirée dès 18 h avec son rock énergique, mais basique. Mélange en Izia (pour la voix et l’attitude) et Ebony Bones (pour le look excentrique), la chanteuse peine à trouver ses marques malgré sa bonne volonté au milieu de composition globalement très plates.

Lilly Wood sur la scène peu intimiste d'Indétendances

Chouchous de la blogosphère musicale parisienne depuis plusieurs mois, Lilly Wood & The Prick prennent ensuite le relais. Impressionné « de jouer pour la première fois sur une scène aussi grande », le groupe ne se démontera pas et déroulera les chansons de son album Invicible friends. Leur pop raffinée se verra elle aussi noyée quelque peu dans l’immensité de la scène de la place de l’Hôtel de Ville.

La grande interrogation de la soirée sera tout de même la prestation de Lonely Drifter Karen. Coincée entre Lilly Wood & The Prick et Nada Surf, le trio international (origines autrichiennes, espagnoles et italiennes) a du mal à imposer sa pop éthérée. Seule surprise, l’étonnante reprise de The model originellement composée par Kraftwerk.

Tête d’affiche de la soirée, Nada Surf fera difficilement mieux. On a pourtant de la tendresse pour ce groupe qui avait cartonné en 1996 avec son hymne Popular. Pressé par sa maison de disque pour réitérer le carton, le groupe n’avait pas cédé et avait ensuite produit The proximity effect en 1998 et Let go en 2002, deux albums de power pop plutôt réussis.

On a depuis l’impression que le groupe vivote et capitalise sur ces succès passés. Face au public peu enthousiaste de Paris Plages hier, les New-Yorkais parfaitement francophones auront du mal à imposer leur musique. Malgré la classe de Martin Wenk de Calexico à la trompette qui les accompagne sur toute cette tournée et ajoute de la profondeur, la mayonnaise à du mal à prendre. Une fois encore, la scène semble un peu trop grande pour leur pop intimiste et le public pas réellement réceptif. Une semaine plus tôt, le groupe jouait un set acoustique devant 50 personnes dans les coulisses du Paléo Festival en Suisse. Une configuration parfaite pour leur musique intimiste.


4 commentaires pour “Festival Fnac Indétendances : Nada Surf rame à Paris Plages”

  1. 1 Alain a dit le 1 août 2010 à 14:30 :

    Tu devrais écrire pour SK toi :)
    Ca complèterait bien les photos de David http://www.soul-kitchen.fr/159.....31-07-2010

  2. 2 Jessie a dit le 17 août 2010 à 14:54 :

    Alors là c’est vraiment n’importe quoi! Vous y étiez? Vous êtes sûrs? Parce qu’à vous lire, je ne comprends pas… Je suis arrivée vers 21h, uniquement pour voir Nada Surf, et, première chose, c’était bondé!

    « Le public pas réellement réceptif » —> Je vous repose la question : y étiez-vous? Parce que moi oui, et je vous assure que le public était chaud bouillant! Ca criait de partout, les gens sautaient, dansaient…

    Non, vraiment, je me répète… N’importe quoi!

  3. 3 Steph a dit le 27 août 2010 à 16:34 :

    Pour avoir vu Nadasurf 3 fois cette année (à bourges, au trabendo et à Paris plage) effectivement c’était le concert le moins vivant des 3.
    Alors qu’à Bourges ils avaient cartonné et rendu fade la prestation d’Eiffel.

    Mais devant un public gratuit c’est jamais facile

  4. 4 richard a dit le 6 novembre 2010 à 18:52 :

    J’ai vu Nada Surf il y a quelques années au festival des Inrocks et je n’ai toujours pas compris quel intérêt pouvait bien avoir ce groupe.


Laissez un commentaire