La musique, c'est ce qu'il y a entre les notes.

La référence Paléo

Publié le 29 juillet 2010 | Ecrit par | Catégories : Festivals | 7 commentaires »

Le Paléo reste encore et toujours à part dans le petit monde des grands festivals. Référence organisationnelle, l’événement musical suisse qui vient de fêter son 35e anniversaire est toujours aussi bien rodé et populaire.

Sur tous les festivals de l’été, impossible de ne pas entendre une référence au Paléo dans la bouche de chaque organisateur. Des Eurockéennes aux Vieilles Charrues en passant par les Déferlantes, chacun y va de son compliment envers le festival nyonnais. En arrivant sur place, on comprend mieux les raisons de cet enthousiasme généralisé.

General Elektriks explosif

Impossible de rencontrer un seul problème au Paléo. On croirait presque que les 4400 bénévoles ont réponse à n’importe quelle question. Ici la presse et les professionnels sont choyés. Salle média confortable, bios des artistes du jour mises à disposition, consignes ouvertes jusqu’à 4 h du matin pour y entreposer son matériel, personnels aux petits soins ne sachant que faire pour vous faciliter la vie : on se sent vraiment bien sur cette plaine de l’Asse.

Le site d’une quinzaine d’hectares (plus de 80 avec les parkings) est d’ailleurs incroyablement aménagé et se démarque fortement des autres festivals. En plus d’une offre musicale riche (plus de 170 concerts), la gastronomie n’est pas en reste. Oubliées les galettes saucisses, ici on voyage dans les cuisines du monde entier sur plus de 100 stands exclusivement dédiés à la nourriture. Presque un appel à ne voir aucun concert.

Voyage en Afrique

Ouvert sur le monde, le Paléo consacre également chaque année son Village du monde à une partie du globe. C’est l’Afrique australe qui était à l’honneur en 2010, année de la Coupe du monde oblige. Entrer dans ce village éphémère, c’est être dépaysé. En plus de la cuisine régionale (oui, encore), toute la décoration nous plonge au coeur de l’Afrique. Sur la scène située sous le chapiteau du Dôme ne jouent que des groupes africains comme l’incroyable Staff Benda Bilili, émouvant par la sincérité de ses membres atteints de poliomyélite.

Showcase de Nada Surf improvisé

Le Paléo propose également une vraie idéologie en matière de sécurité : « Pendant six jours, le Paléo est une ville de 50 000 personnes. Il n’y a pas de contrôle de sécurité, c’est une question de philosophie. On ne fouille pas les gens à l’entrée d’une ville », déclarait dans ce sens Daniel Rossellat, directeur du festival, pendant la conférence de presse de clôture.

Du côté musical, le Paléo n’est pas ce qu’il y a de plus pointu en la matière et ne se revendique d’ailleurs pas cette image. Ici tout le monde doit en avoir pour son compte. On a ainsi droit à de nombreuses têtes d’affiche francophones déjà vues ailleurs sur le mois de juillet (Souchon, Dutronc, Diam’s), mais aussi quelques superbes surprises absolument incroyables (la leçon de hip-hop de NERD ou celle de batterie de Motörhead, le showcase acoustique de Nada Surf).

Plus que la musique, c’est donc l’état d’esprit général du festival qui séduit. Très bon esprit ambiant, respect mutuel de tous les festivaliers, conditions d’accueil frôlant la perfection : on s’y sent bien. On y reviendra.


7 commentaires pour “La référence Paléo”

  1. 1 Rod a dit le 29 juillet 2010 à 18:24 :

    ca fait depuis 2007 que je le dis.

    Y a rien à redire sur ce festival … si ce n’est : y a le Paleo … et les autres.

  2. 2 Jean-Sébastien Zanchi a dit le 29 juillet 2010 à 18:27 :

    T’avais raison, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller. J’ai vraiment pris une claque cette année sur ce point là. Un vrai plaisir d’y bosser.

  3. 3 Rod a dit le 29 juillet 2010 à 18:37 :

    ce qui est encore + dingue … c ke tous les autres festivals francais sont invités … je veux dire ils ont aucune excuse … ils ont juste à transposer … bah non. ils le font pas … c’est la ou c’est d’autant plus LOL.

    Il faut dire aussi que les Suisses, c pas les francais … et qu’en terme de « plaisir d’etre dans un festival », ca n’a rien a voir (y a beau y avoir de l’alcool fort en vente, y a pas de dechets ultimes comme en France … appelons ca education)

    Bon bah du coup on y va tous l’annee prochaine :)

  4. 4 Jean-Sébastien Zanchi a dit le 29 juillet 2010 à 18:44 :

    Oui, les autres gros festivals français sont même « partenaires » dans le cadre de De Concert! (http://www.deconcert.org/). Tous y font explicitement référence et importe au fur et à mesure les méthodes du Paléo. Cette année les Vieilles Charrues utilisaient pour la première fois le même logiciel de gestion et répartition des incidents. Ça prend du temps…

    Quant au comportement des Suisses, il est juste hallucinant. On ne fouillerait pas les spectateurs à l’entrée des festivals français, je pense qu’il y aurait dix morts par an.

    Alors effectivement c’est moins rock’n'roll, mais c’est putain d’appréciable. A l’année prochaine donc. :)

  5. 5 Mmarsupilami a dit le 4 août 2010 à 08:53 :

    Marrant, ce showcase acoustique de Nada Surf. Auraient-ils été inspirés par l’aventure qui leur est arrivée quinze jours plus tôt à Liège (Festival Les Ardentes)? Une panne de courant dans la salle les a « contraints » à poursuivre dans le noir une prestation « unplugged » et l’incident a tourné au grand moment de bonheur par la grâce de ces musiciens si sympas!!!

  6. 6 Good Karma » Laurent Garnier live & mix au Social Club a dit le 11 novembre 2010 à 17:10 :

    [...] l’avait quitté au Paléo, sur scène avec Scan X, deux cuivres, un clavier et un guitariste. On appréciait alors cette [...]

  7. 7 Marie a dit le 23 novembre 2012 à 18:58 :

    Longue vie à ce superbe festival. J’adore !


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