La musique creuse le ciel.

Méga banco pour Biolay au Casino

Publié le 5 février 2010 | Ecrit par | Catégories : Concerts | 4 commentaires »

C’est acquis, Benjamin Biolay est enfin reconnu à sa juste valeur grâce à La superbe, son dernier double album désormais disque d’or (50 000 exemplaires vendus). Laché par EMI, recueilli par Naïve une fois ses nouvelles chansons enregistrées, le Lyonnais est aujourd’hui sur les routes de France pour une trentaine de dates. Hier soir avait lieu sa première parisienne au Casino de Paris. Bien plus à l’aise en studio que sur scène, on l’avait pourtant découvert presque confiant il y a un peu plus de deux ans à la Cigale lors de la tournée de Trash yéyé. Tics de rappeurs (sa grande passion musicale), mais encore timide lorsqu’il jouait de la trompette, Biolay y avait pourtant démontré l’étendue de son talent lorsqu’il s’agissait d’adapter ses chansons luxuriantes à une formation scénique réduite.
Hier soir, c’est à une véritable métamorphose que l’on a assisté. Oubliés les polos et les figurines taille réelle de basketteur NBA (son autre passion). C’est dans un costume entièrement noir qu’il s’est présenté avec ses musiciens : bassiste, batteur, guitariste, harpiste/violoncelliste et un dernier homme à tout faire, clavier/theremin/machines/xylophone. L’ensemble du groupe proposait un niveau technique assez incroyable avec toujours la même dextérité à interpréter les versions adaptées pour la scène. L’autre métamorphose avait également eu lieu dans le public, incroyablement rajeuni. Biolay est désormais aussi l’idole des jeunes filles de 18 ans qui connaissent son répertoire par coeur. Une ferveur qui donne une ambiance encore jamais vue à ses concerts jusqu’alors.
Seul bémol, le chant du principal intéressé reste en de rares moments son point faible. Cela se ressent notamment sur les chansons faisant la part belle au talk-over. Biolay s’y risque à presque rapper, pour un résultat peu concluant (comme sur Assez parlé de toi).Pourtant, le reste du concert est irréprochable : deux heures de musique, dont trois rappels, balayant surtout ses deux derniers albums. La superbe est le grand gagnant, en plus de la chanson titre : Padam,  15 septembre, Ton héritage, Si tu suis mon regard et Prenons le large (qui sonnent presque comme du New Order sur scène), Lyon presqu’île ou encore Night shop.

De Trash yéyé, Biolay en tirera Bien avant, Dans la Merco Benz et Qu’est ce que ça peut faire. Une épique version d’A l’origine trouvera toutefois sa place dans le concert lui permettant de se lâcher comme jamais, à genoux sur scène, hurlant dans le micro. Quelques clins d’oeil viendront pimenter la setlist : Nuage noir issu de la BO de Clara et moi (la chanson que Françoise Hardy préfère de lui), Les séparés (écrite pour Julien Clerc), Négatif et Les cerfs volants de son tout premier album Rose Kennedy. Mais tout cela n’était finalement rien par rapport à la conclusion où Biolay nous gratifiera d’un inespéré Brandt rhapsodie en duo avec son incroyable harpiste. Une dernière claque avant de rafler le gros lot du Casino.


4 commentaires pour “Méga banco pour Biolay au Casino”

  1. 1 Philippe a dit le 5 février 2010 à 07:10 :

    Hourra !

  2. 2 David Bénard a dit le 5 février 2010 à 09:43 :

    T’as pas pris de photos ?

    Super compte-rendu en tout cas (mais qui ne me donne toujours pas particulièrement envie de le voir en live alors que j’adore ses disques)…

  3. 3 RomainB a dit le 5 février 2010 à 10:46 :

    Très bon article. Tu vois, Biolay, lui, il t’inspire à bloguer ! ;-)

  4. 4 Benjamin a dit le 9 février 2010 à 14:55 :

    Exactement le même avis en tout point, c’est ce que j’avais écrit la veille d’ailleurs. Si tu veux une photo, fais moi signe.


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