Andy C & MC GQ – Dirtyphonics – DJ Phatt feat. Miss Trouble / Plages Electroniques – Cannes / 23.07.09
Publié le 24 juillet 2009 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Festivals | 3 commentaires »Hier soir Good Karma était présent à Cannes pour la soirée drum’n'bass tant attendue des Plages Electroniques. Mathilde et Julien, envoyés spéciaux, nous font leur live report passionné de l’événement !
Cette semaine, les Plages Electroniques de Cannes recevaient, dans une soirée placée sous le rythme de la drum’n’bass, le local de l’étape DJ Phatt feat. Miss Trouble, les Parisiens Dirtyphonics et le prestigieux Andy C aka The Executioner, accompagné de MC GQ. Que du lourd donc pour l’une des soirées les plus attendues de l’été et dont l’ambiance survoltée a largement dépassé les espérances du public azuréen.
En effet, pendant cinq heures la Côte d’Azur n’a rien eu à envier aux plus grands clubs londoniens et c’est devant un public averti et éclectique, loin du défilé de mode à tendance branchée de la semaine précédente, que les artistes qui se sont succédé ont mis le feu aux Plages Electro.
À commencer par le très attendu DJ Phatt et la pétillante Miss Trouble qui ont spectaculairement ouvert le show. Avec trois platines, DJ Phatt a réalisé un set ambitieux, proposant un mix endiablé et soigné, alors que Miss Trouble portait la foule avec sa voix chaleureuse et son énergie communicative. Annoncée comme un warm-up, la performance de DJ Phatt a résolument mis le public cannois en ébullition, chauffé à blanc pour bouger sur les beats déchainés d’Andy C !
Mais avant d’accueillir le maitre, ce furent les Dirtyphonics qui enchainèrent avec leur drum’n’bass hybride, teintée d’electro et de hip-hop. Ce quatuor qui est véritablement en train de se faire un nom au sein de la scène D&B et par ailleurs nominé aux Drum’n’bass Awards a su maintenir le public en état de transe, grâce à un set carré et à leur son bien dirt.
C’est donc dans une atmosphère exaltée, illustrée par les feux d’artifice et les jongleurs de feu de l’association Burn Art qu’Andy C a fait son entrée sur scène. Comme à son habitude, The Executioner a envoyé un mix enragé, soutenu par le flow dévastateur de MC GQ. Transportées par la musique, les 11 000 personnes présentes pour l’évènement ont pu découvrir ce qui se fait de mieux sur cette scène. Pendant plus d’une heure et demie, connaisseurs, amateurs et néophytes se sont défoulés sur les frappes chirurgicales qui ont sévi sur la plage du Palais des Festivals, transformée pour l’occasion en véritable champ de bataille.
Quelques petits détails restent cependant à améliorer, en particulier l’enchainement entre les artistes au détriment de leur prestation, les obligeant à conclure leur set de manière un peu précipitée, notamment le cut de DJ Phatt malgré les protestations du public, et une sécurité sur le site un peu tatillonne par moments.
En dépit de ces bémols, le public cannois a pu assister à une soirée d’une grande qualité artistique avec une programmation haut de gamme du début à la fin. Habitué de l’évènement et cofondateur du label londonien Funkatech, le producteur de la talentueuse Miss Trouble, Assad Raja, a confirmé l’évolution positive de l’évènement en soulignant l’engouement croissant du public et la volonté des organisateurs de proposer un plateau musical éclectique et pointu. Sans conteste, ce fut la meilleure soirée de l’édition 2009 des Plages Électroniques jusqu’à présent et certainement la meilleure soirée drum’n’bass depuis la création du festival.

Je confirme, soirée explosive.
DJ Phatt serait-il la révélation D&B de l’année ?
Tout comme Monsieur Momi, je confirme.
J’ai surtout aimé les réactions des Dirtyphonics à l’écoute du set de DJ Phatt : ils se disaient au début « Il assure » et à la fin « Mais on va balancer quoi comme disque après ça »… Etant placée devant la scène, je pouvais bien observer les backstages.
En effet, j’ai noté pas mal de doublons dans les sets de Dirtyphonics et DJ Phatt.
Après, on pourra me dire que l’affectif parle pour moi, que je ne peux être objective vis-à-vis de sa prestation mais je peux vous assurer que c’est de loin le meilleur set qu’il nous ait offert jusqu’à présent.
Quant à Andy C, nous nous attendions à la guerre, nous l’avons eu : un set de 2 heures assez pêchu. Des personnes qui étaient avec moi à la Fabric à Londres le 19 juin dernier ont noté des enchaînements identiques jeudi dernier mais je n’en lui en veux pas.
Pour conclure : Dis moi oui, Andy !
Voilà une soirée à laquelle je serais bien venu Bigre!