Concert Birdy Nam Nam / L’Olympia / 07.05.2009
Publié le 8 mai 2009 | Ecrit par Jean-Sébastien Zanchi | Catégories : Concerts | 5 commentaires »Il faisait 62° hier soir à l’Olympia pour la dernière date parisienne des « Chemical Quadrupled » français avant leur tournée au Japon et leur omniprésence dans les festivals estivaux. Autant dire que la pression était bien au rendez-vous, mais finalement déjà évacuée par la prestation de la veille au même endroit.
L’Olympia comme haut lieu de la musique électronique, l’affiche avait tout de même de quoi surprendre. C’était pourtant ce qui était prévu hier soir avec une after proposant quelques noms en vogue du monde du monde du DJing tels que Brodinski, DJ Pone, Crazy B (tout deux membres de Birdy Nam Nam), Xavier de Rosnay (Justice) ou encore The Driver (A.K.A. Manu Le Malin).
Mais avant cette pléthore de DJs, Birdy Nam Nam se devait de se racheter de leur piètre prestation du Printemps de Bourges où ils avaient été peu aidés par les problèmes de l’installation sonore. On espérait alors les voir renouer avec le meilleur, tel qu’ils l’avaient donné au festival Pantiero de Cannes, l’été dernier.
Mais avant cela, les Scratch Perverts étaient chargés d’ouvrir le bal, de manière fort talentueuse, mixant malgré tout un peu trop de classiques (House Of Pain, Beastie Boys, Red Hot Chili Peppers ou MGMT), laissant ainsi peu de place à la découverte.
23 h, le quatuor arrive sur scène et commence alors une réelle valse-hésitation telle que nous l’avait enseigné son second et dernier album en date, Manual for successful rioting.
Car là est tout le problème de Birdy Nam Nam. Devant un public complètement hétéroclite (du fan de Lab° au Fluo Kid le plus cramé par la hype), le groupe hésite toujours autant entre ses trois influences majeures : l’énergie rock face à un public plus que réceptif et entièrement acquis à sa cause, le background hip-hop terriblement bien intégré sur le premier album et l’hypnotisme de la techno vers laquelle le groupe tend à se projeter depuis leur dernière sortie discographique.
Résultat, la majeure partie du set oscille entre ces styles qui ont souvent du mal à cohabiter et finissent par se télescoper. Il faudra finalement attendre les rappels pour voir le crew enfin se lancer et tout miser sur un vrai bon rythme binaire répétitif, propre à mettre la foule en orbite.
Difficle de faire un choix, pourtant Birdy Nam Nam y gagnerait en clarté et se créerait enfin une réelle identité sonore plutôt que de s’inspirer de trop d’influences. En tout cas, l’Olympia s’est transformé ce soir en vrai club grâce à un public nombreux que l’on apperçoit rarement dans ce genre de salle.



Beau feedback, mais qu’a donné Brodinski, De Rosnay et Yuksek ?
Couché à 3 h du mat la veille plus une journée de boulot intense : pas la foi de rester pour la suite. Surtout que ce n’est pas vraiment le style de musique électronique que j’aime (mis à part Manu Le Malin sur certains de ces projets). Donc pour en dire du mal, c’était pas forcément très utile. :)
Une bonne analyse !
La force de Birdy Nam Nam deviendrait sa faiblesse ? Trop de richesse dans leurs influences ? Trop de pistes créatives ?
…Fort possible, à la lumière des parcours que prennent chacun des Dj’s du groupe. Ils viennent tous du hip hop, ok, mais ils commencent à avoir des aspirations différentes les uns des autres…fort possible en effet. Il faut qu’ils se rassemblent !
Je me souviens de leur premier concert à La Cigalle…c’était juste incroyable ;)
L’eccléctisme c’est chiant comme un numéro de Telerama ;-)
Perso, je pense pas que c’est une faiblesse, justement ils suivent leurs routes ! c’est tout le temps du BNN, et y a toujours la masse de fan, c’est toujours hip hop, en passant par la techno, c’est juste que c’est moins restreint niveau matos… Et quand on look leurs fans, c’est des gens qui écoutent les mêmes artistes, le mec qui écoute BNN, aime aussi la nouvelle french touch (ed banger & co) il a aussi vu le concert de psycho de Prodigy, et il a kiffé RATM à rock en seine… Bref pour moi c’est toujours BNN, et l’évolution me semble « normale »