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Concert Horace Andy & Ashley Beedle / La Bellevilloise / 30.04.09

Publié le 1 mai 2009 | Ecrit par | Catégories : Concerts | Pas encore de commentaires »

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Deux légendes se produisaient hier soir sur la scène de la Bellevilloise : Horace Andy et Ashley Beedle. Reggae pour le premier, house music pour le second, leur collaboration s’annonçait détonante.

C’était une vraie surprise de découvrir que ces deux immenses noms de la musique noire avaient finalement décidé de collaborer. Artiste tutélaire du reggae, Horace Andy est surtout connu pour le grand public comme l’invité récurrent des albums de Massive Attack. Figure de proue de la house anglaise, le producteur Ashley Beedle a notamment usé certains pseudonymes comme X-Press 2 ou encore les Ballistic Brothers et son approche plus jazzy, pour produire quelques-uns des plus fameux hits de house.

Première constatation sur scène, l’ami Horace a pris un sacré coup de vieux. Cheveux et barbes presque entièrement blanchis, on aurait presque du mal à le reconnaitre. Sa voix aussi a changé, moins cristalline et jeune qu’elle a pu être pendant de longues années, elle reste tout même reconnaissable entre mille.

Avec Beedle aux machines et à la console, ce sont simplement un claviériste et une guitariste à l’étonnant look emo-gothique qui l’accompagne. Toujours étonnant de voir un groupe de reggae orphelin de ses bassistes et batteur. D’ailleurs, la sauce à quand même du mal à prendre. Les compositions originales du duo ne sont pas extraordinaires, il faudra un standard du chanteur pour mettre un peu d’ambiance (Fever).

Puis Skylarking met tout simplement le feu aux poudres et on arrive enfin à se laisser emporter et décoller sur l’énorme passage dub tout en reverb maitrisé de main de maitre par Beedle à la console. On enchaine même avec une version dépouillée (seulement habillée de rythme) de Hymn of the big wheel qui figure sur le premier album de Massive Attack, Blue lines, morceau préféré de leur collaboration selon Andy. Quelques rappels permettront enfin d’écouter une autre version minimale de Natty dread a weh she want.

C’est avec un sentiment mitigé que l’on quittera ce concert, pas mauvais en soit, mais manquant cruellement de standards de ce grand bonhomme du reggae. Dommage quand l’on connait l’immensité de son répertoire.

Pour vous faire votre propre idée, le concert sera disponible quand quelques jours sur le site de nos copains de Grandcrew. Un grand merci à eux au passage pour le bon plan !



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