La musique creuse le ciel.

Duos éphémères du Louvre : M comme… Moon avec Hubert Blanc-Francard

Publié le 17 janvier 2009 | Ecrit par | Catégories : Non classé | 2 commentaires »

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C’est donc à l’auditorium du Louvre qu’oeuvrait hier soir Hubert Blanc-Francard, moitié de Cassius, aux platines durant la projection de films des premiers temps du cinéma. Une expérience loin d’être inédite, mais toujours intéressant à voir.

Cette saison 2009 des Duos éphémères du Louvre est donc orchestrée par Mathieu Chedid ou plus officiellement M. Après Laurent Garnier, Vincent Ségal et Arthur H lors des trois premières éditions, c’est donc à lui d’orchestrer ces prestations de musiciens exécutées parallèlement à la projection de films.

Pour cette première soirée baptisée M comme… Moon, c’est donc Hubert Blanc-Francard qui ouvrait le bal. Fils de Dominique Blanc-Francard, ingénieur du son réputé, et demi-frère du chanteur Sinclair, il est surtout connu pour être la moitié du duo Cassius avec son acolyte Philippe Zdar ou pour avoir produit les premiers albums de MC Solaar sous le pseudo Boom Bass.

Comme support à sa prestation, le Louvre avait choisi des films allant de 1898 à 1912 avec comme point commun la Lune et Georges Méliès. Aussi bien documentaires que de fiction, les films en question représentaient une éclipse de Soleil ou la science-fiction de l’époque évoquant le vieux rêve d’atteindre le satellite de la Terre. Le point d’orgue fut bien sûr Le voyage dans la Lune de Georges Méliès, inspiré du romain de Jules Verne, dont on connait tous l’image de la Lune représentée avec un visage humain.

Il est d’ailleurs très étonnant de voir comment l’esthétique et la représentation des voyages sur la Lune étaient communes à l’époque. Elle est toujours représentée tel un visage, les voyages vers elle s’effectuent presque exclusivement en projectile lancé par un canon et sa surface est souvent faite d’une topographie escarpée et hostile.

Face à tant d’imagination et d’inventivité pour une époque où les effets spéciaux relevaient du bricolage, pas facile pour Hubert Blanc-Francard et ses platines de se faire une vraie place. On regrette en fait que sa musique ne soit pas plus synchronisée avec les images. Pourtant, certaines idées étaient très bonnes, comme la musique chancelante sur Rêve à la Lune ou l’Amant de la Lune de Gaston Velle et Ferdinand Zecca, qui représente un ivrogne qui tient difficilement debout lors d’une hallucination le menant droit à la Lune.

Finalement, les morceaux les plus connus comme Windowlicker d’Aphex Twin ou Everything in its right place de Radiohead ne seront pas les plus adéquats à ces images, car véhiculant d’autres images issues de leurs clips très marquants. Et ce n’est pas l’intervention de Mathieu Chedid à la guitare sur le dernier film (celui de Méliès) qui y changera grand-chose. Pourtant, le duo avait des petits airs de celui entre Steve Hillage et Laurent Garnier sur le morceau Sirenes issu de l’album Point 3 de System 7.

Deux autres Duos éphémères sont d’ores et déjà programmés pour 2009, toujours sous la direction de M. M comme… Mer aura lieu le 13 février avec le trompettiste Ibrahim Maalouf et le percussionniste Talvin Singh sur fond d’images sous-marines. Le 20 mars c’est DJ Shalom (l’un des compères de scène de M) qui s’y collera, sur des projections qui s’annoncent comme plus étranges pour une soirée baptisée M comme… Magie.


2 commentaires pour “Duos éphémères du Louvre : M comme… Moon avec Hubert Blanc-Francard”

  1. 1 Duos éphémères du Louvre : M comme… Mer avec Ibrahim Maalouf et Talvin Singh a dit le 14 février 2009 à 02:18 :

    [...] Duos éphémères du Louvre : M comme… Moon avec Hubert Blanc-Francard [...]

  2. 2 haha a dit le 12 septembre 2010 à 17:52 :

    hahaha!!!!


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