Pour sa huitième édition Rock en Seine atteint l’âge adulte. Moins turbulent, parfois trop sérieux, le festival affichait pourtant complet avant son commencement pour la première fois de son existence.
105 000 spectateurs sur les trois jours, c’est l’affluence record qu’a atteint le week-end dernier Rock en Seine, plaçant le festival francilien parmi les plus importants de France. Une densité de spectateurs qui touche aux limites du domaine de Saint-Cloud en donnant une impression de saturation souvent bien réelle. Une simple observation des files d’attente aux toilettes donnait une idée de la chose.
Massive Attack intense sur la Grande Scène
Cette densité devenait parfois même insupportable devant certains concerts de la scène de la Cascade. Impossible de bouger un orteil devant la prestation pourtant ultra dansante de LCD Soundsystem. La faute à une répartition des concerts en vigueur depuis plusieurs années et toujours aussi étonnante : la scène de la Cascade, de taille moyenne, se retrouve ainsi la seule à proposer un concert tandis que la Grande Scène et la scène de l’Industrie (la plus petite) restent muettes.
En résulte un afflux d’une bonne partie des 35 000 spectateurs quotidiens dans une jauge qui peut en contenir entre 10 000 et 15 000. Proposition pour l’année prochaine : revoir l’organisation du site de manière à pouvoir faire jouer les scènes moyennes et petites en même temps et ainsi permettre au public de se répartir entre elles. Un indice a d’ailleurs été donné à la conférence de presse de clôture : une quatrième scène pourrait faire son apparition pour l’édition 2011 dont les billets sont d’ailleurs déjà en vente.
Des concerts en dent-de-scie
Du côté de l’artistique, le bilan reste mitigé cette année. Parmi les très bons concerts, LCD Soundsystem arrive en tête : une musique dansante, hypnotique, tout en étant mélancolique, sombre et surtout d’une élégance folle. Le groupe confirme ainsi son talent sur scène, ce dont plus personne ne doutait. Presque vingt ans après la parution de son premier album, Massive Attack démontre une nouvelle fois l’intensité de sa musique. Après un début de concert poussif (notamment à cause des nouveaux titres, un ton en dessous), le concert décolle avec les classiques du groupe d’une consistance toujours aussi remarquable.
Presque plus une découverte bien que toujours sans album, les Niçois de Quadricolor ont confirmé leur talent mélodique sur scène, malgré un set très court de moins de trente minutes. C’était également un vrai plaisir de savourer un revival 90s via Cypress Hill et Underworld.
La principale déception est venue de Roxy Music. On attendait beaucoup de la reformation de l’ancien groupe de Brian Ferry, on obtiendra une prestation qui sentait la naphtaline. Leur musique a mal vieilli et la voix de Brian Ferry noyée sous une tonne de reverb n’était même pas en mesure de rattraper l’ensemble. On rigolera également beaucoup devant la prestation de 2 Many DJs, décidément pire insulte au DJing depuis David Guetta, avec un set trop time-codé avec les images pour ne pas être préconçu à l’avance. On passera enfin sous silence l’interruption du concert très attendu d’Arcade Fire (toutefois pas par tout le monde) pour cause de pluie. Difficile de savoir qui est responsable de cette décision, mais on repense alors à la prestation de presque deux heures que Muse avait donné en juillet dernier sous la tempête bretonne des Vieilles Charrues. Et on se dit que les Anglais craignent définitivement moins la pluie que les Canadiens.
Depuis maintenant cinq éditions les Plages rythment l’été cannois. Cette année encore, le festival a confirmé sa place de plus important événement musical azuréen en terme de fréquentation et s’est clôturé en beauté au son d’une techno minimale.
Difficile de ne pas être impressionné par le grand barnum des Plages lorsque l’on débarque sur la plage du Palais. Montées et démontées dans la journée, les installations ont permis cette année aux Cannois et aux touristes de venir danser pieds dans le sable tous les mardis. Si le prix d’entrée a sensiblement augmenté pour cette cinquième édition, il reste certainement le plus compétitif de France. À huit euros la soirée, impossible de faire mieux en regard de la programmation regroupant des noms tels que Derrick May, Norman Jay ou Tiefschwartz.
Ces derniers ont d’ailleurs rassemblé le plus de monde pour cette ultime soirée du 17 août. 12 200 personnes sont ainsi venues danser sur la techno minimal proposée également ce soir-là par les trois artistes et groupes azuréens H-Tenza, SW4P CTRL et Nicolas Masseyeff. Preuves supplémentaires que la scène locale est de très bonne tenue, mais sait aussi s’exporter. Sur tout l’été 2010, 56 000 spectateurs auront finalement assisté à la totalité des soirées. Le succès populaire ne se dément donc pas, amplifié par la reconnaissance nationale qu’a connu le festival cette année.
Cette quatrième date du festival gratuit parisien aura laissé un goût d’inachevé. Une programmation qui donne envie sur le papier, mais qui n’arrive finalement pas à soulever l’enthousiasme.
Deux groupes étaient très attendus hier soir à Indétendances, le festival de Paris Plages : les régionaux de l’étape Lilly Wood & The Prick et Nada Surf. Lafayette et Lonely Drifter Karen venaient compléter cette affiche pop/rock. Lafayette ouvre la soirée dès 18 h avec son rock énergique, mais basique. Mélange en Izia (pour la voix et l’attitude) et Ebony Bones (pour le look excentrique), la chanteuse peine à trouver ses marques malgré sa bonne volonté au milieu de composition globalement très plates.
Lilly Wood sur la scène peu intimiste d'Indétendances
Chouchous de la blogosphère musicale parisienne depuis plusieurs mois, Lilly Wood & The Prick prennent ensuite le relais. Impressionné « de jouer pour la première fois sur une scène aussi grande », le groupe ne se démontera pas et déroulera les chansons de son album Invicible friends. Leur pop raffinée se verra elle aussi noyée quelque peu dans l’immensité de la scène de la place de l’Hôtel de Ville.
La grande interrogation de la soirée sera tout de même la prestation de Lonely Drifter Karen. Coincée entre Lilly Wood & The Prick et Nada Surf, le trio international (origines autrichiennes, espagnoles et italiennes) a du mal à imposer sa pop éthérée. Seule surprise, l’étonnante reprise de The model originellement composée par Kraftwerk.
Tête d’affiche de la soirée, Nada Surf fera difficilement mieux. On a pourtant de la tendresse pour ce groupe qui avait cartonné en 1996 avec son hymne Popular. Pressé par sa maison de disque pour réitérer le carton, le groupe n’avait pas cédé et avait ensuite produit The proximity effect en 1998 et Let go en 2002, deux albums de power pop plutôt réussis.
On a depuis l’impression que le groupe vivote et capitalise sur ces succès passés. Face au public peu enthousiaste de Paris Plages hier, les New-Yorkais parfaitement francophones auront du mal à imposer leur musique. Malgré la classe de Martin Wenk de Calexico à la trompette qui les accompagne sur toute cette tournée et ajoute de la profondeur, la mayonnaise à du mal à prendre. Une fois encore, la scène semble un peu trop grande pour leur pop intimiste et le public pas réellement réceptif. Une semaine plus tôt, le groupe jouait un set acoustique devant 50 personnes dans les coulisses du Paléo Festival en Suisse. Une configuration parfaite pour leur musique intimiste.
Le Paléo reste encore et toujours à part dans le petit monde des grands festivals. Référence organisationnelle, l’événement musical suisse qui vient de fêter son 35e anniversaire est toujours aussi bien rodé et populaire.
Sur tous les festivals de l’été, impossible de ne pas entendre une référence au Paléo dans la bouche de chaque organisateur. Des Eurockéennes aux Vieilles Charrues en passant par les Déferlantes, chacun y va de son compliment envers le festival nyonnais. En arrivant sur place, on comprend mieux les raisons de cet enthousiasme généralisé.
General Elektriks explosif
Impossible de rencontrer un seul problème au Paléo. On croirait presque que les 4400 bénévoles ont réponse à n’importe quelle question. Ici la presse et les professionnels sont choyés. Salle média confortable, bios des artistes du jour mises à disposition, consignes ouvertes jusqu’à 4 h du matin pour y entreposer son matériel, personnels aux petits soins ne sachant que faire pour vous faciliter la vie : on se sent vraiment bien sur cette plaine de l’Asse.
Le site d’une quinzaine d’hectares (plus de 80 avec les parkings) est d’ailleurs incroyablement aménagé et se démarque fortement des autres festivals. En plus d’une offre musicale riche (plus de 170 concerts), la gastronomie n’est pas en reste. Oubliées les galettes saucisses, ici on voyage dans les cuisines du monde entier sur plus de 100 stands exclusivement dédiés à la nourriture. Presque un appel à ne voir aucun concert.
Voyage en Afrique
Ouvert sur le monde, le Paléo consacre également chaque année son Village du monde à une partie du globe. C’est l’Afrique australe qui était à l’honneur en 2010, année de la Coupe du monde oblige. Entrer dans ce village éphémère, c’est être dépaysé. En plus de la cuisine régionale (oui, encore), toute la décoration nous plonge au coeur de l’Afrique. Sur la scène située sous le chapiteau du Dôme ne jouent que des groupes africains comme l’incroyable Staff Benda Bilili, émouvant par la sincérité de ses membres atteints de poliomyélite.
Showcase de Nada Surf improvisé
Le Paléo propose également une vraie idéologie en matière de sécurité : « Pendant six jours, le Paléo est une ville de 50 000 personnes. Il n’y a pas de contrôle de sécurité, c’est une question de philosophie. On ne fouille pas les gens à l’entrée d’une ville », déclarait dans ce sens Daniel Rossellat, directeur du festival, pendant la conférence de presse de clôture.
Du côté musical, le Paléo n’est pas ce qu’il y a de plus pointu en la matière et ne se revendique d’ailleurs pas cette image. Ici tout le monde doit en avoir pour son compte. On a ainsi droit à de nombreuses têtes d’affiche francophones déjà vues ailleurs sur le mois de juillet (Souchon, Dutronc, Diam’s), mais aussi quelques superbes surprises absolument incroyables (la leçon de hip-hop de NERD ou celle de batterie de Motörhead, le showcase acoustique de Nada Surf).
Plus que la musique, c’est donc l’état d’esprit général du festival qui séduit. Très bon esprit ambiant, respect mutuel de tous les festivaliers, conditions d’accueil frôlant la perfection : on s’y sent bien. On y reviendra.
Cette 19e édition aura confirmé le festival breton comme le plus grand événement musical français. Avec des artistes souvent très populaires, les Veilles Charrues brassent tous les styles, toutes les générations, mais aussi beaucoup de bière.
12 campings, 5 000 bénévoles, 35 000 campeurs, 198 000 entrées payantes, 242 000 spectateurs : difficile ne ne pas avoir le tournis dès que l’on parle chiffres à propos des Vieilles Charrues. Il est pourtant surprenant de voir que le site de Kerampuilh sur lequel se tient le festival n’est pas aussi immense que cela, à peine plus grand que la presqu’île de Malsaucy où se tiennent les Eurockéennes. Ce qui impressionne ici est la densité de spectateurs au mètre carré. Les deux grandes scènes Kerouac et Glenmor se font face et alternent leurs concerts. Entre les deux, 50 000 personnes diablement friandes d’alcool et rarement sobres.
Ruée vers Muse dès le jeudi
Du côté artistique, les Vieilles Charrues misent sur du gros, du très gros. Le jeudi soir, en plus de Revolver et des excellents Raveonettes, Dutronc est toujours aussi bon. Avec un show en bonne partie semblable à celui de la semaine précédente aux Déferlantes, il y déploie une voix encore plus chaude. Mais l’événement de la soirée sera bien entendu le concert de Muse. Têtes d’affiche exclusives aux Vieilles Charrues, les Anglais très décriés sur disque feront montre de leur maestria totale sur scène. Dans des conditions météorologiques épiques (le vent et les trombes d’eau ont failli provoquer l’annulation du concert seulement quelques minutes avant son commencement), le groupe délivre une puissance sonore phénoménale qui prend toute sa dimension dans un espace aussi vaste que cette plaine remplie de 45 000 personnes. Une énorme claque.
Le lendemain vendredi, le vrai festival peut commencer. En plus des deux grandes scènes, le Cabaret Breton, la scène Xavier Grall et un Jardin de Curiosité consacré aux arts forains ouvrent leurs portes. La fragile Sophie Hunger se retrouve propulsée sur la grande scène où sa musique trouve étonnamment écho. Wovenhand verra son folk habité entrecoupé par la musique hongroise de Muzsikas. NTM mettra du coeur à son concert, mais sera pénalisé par un mix pas vraiment adapté à leur musique. Mika sera une autre bonne surprise, bien plus en forme qu’aux Eurockénnes, il livre une prestation impeccable.
Le grain de folie Sexy Sushi
Le samedi, après la bonne humeur de Féfé en ouverture, les Islandais de FM Belfast feront du grand n’importe quoi tout en mettant le feu en plein après-midi. Midlake ramènera de la douceur sur une scène un peu trop grande pour sa musique intimiste. Fanfarlo sera la belle surprise pop des Charrues : arrangements classieux et bonne humeur communicative. Loin de la performance d’Indochine où l’on a du mal à suivre la voix très mal assurée de Nicola Sirkis, bien dommage lorsque l’on dispose de musiciens aussi bons. Phoenix sera en revanche impeccable et même halluciné par l’ambiance incroyable durant leur concert. Au royaume des dingues, c’est Sexy Sushi qui remporte la palme ce jour-là. Le duo electro-punk nous balance une musique proche de Fischerspooner, casse des écrans, maltraite des arbres et se met à poil. Du grand n’importe quoi comme parfaite contre-programmation d’Indochine.
Quatre jours de WTF
Le grand beau temps sera de la partie dimanche. Comme première tête d’affiche de la journée, Souchon, habituellement peu friand de festivals se régale devant un public reprenant ses chansons en choeur. Nous, on s’endort un peu. M se tape un gros délire pour un concert ne comprenant qu’une poignée de chansons de 15 minutes. Loin de l’esprit de ses précédentes tournées, il fait ici la part belle à l’improvisation. Le groupe est bon et donne tout, on peut adhérer ou rester hermétique devant ces musiciens qui se font plaisir. Étienne de Crécy prendra le relais avec son désormais très connu système de cubes lumineux efficace. On pourra aussi choisir d’aller voir Toots And The Maytals, vétérans reggae en place comme jamais, devant un auditoire au taquet. C’est Jamiroquai qui clôturera le festival avec un prestation musicalement impressionnante, mais donnant l’impression d’être conduite en pilote automatique.
Alors que l’on pensait atteindre les limites de Kerampuilh, l’édition des vingt ans l’année prochaine risque fort de taper encore plus gros. Les rumeurs font circuler des noms aussi prestigieux que les Rolling Stones, AC/DC ou Metallica. En ayant atteint de tels sommets, il n’en faudra pas moins pour marquer les esprits.
Dans cette partie de la Catalogne où le tourisme de masse est la règle, quelques irréductibles ont fait le pari de créer un festival à la programmation intergénérationnelle. Situé dans le cadre unique du parc de Valmy, l’événement accueille plus de 9000 spectateurs lors de chacune des trois soirées. L’occasion de croiser la route de monstres sacrés du rock (The Stooges, Deep Purple, Patti Smith) et de jeunes pousses (Gush, Izia, Coeur de Pirate).
Argelès-Plage, ses campings, ses marchands de glaces, de tongs et ses sempiternelles pizzerias-crêperies-mouleries. Aucun doute, nous sommes au royaume du tourisme familial bon marché. Ici c’est la plage qui est au coeur de toutes les activités, le centre névralgique de toutes les animations. Point de place à la culture, quelle qu’elle soit, on vient à Argelès pour ne penser à rien et profiter du bon temps au soleil.
Jacques Dutronc face au château de Valmy
C’est ce cadre étonnant qu’a choisi l’organisateur local La Frontera pour mettre sur pied l’un des plus beaux festivals rock du Sud-Ouest. Argelès-sur-Mer recèle en effet un joyau : le château de Valmy et son parc. Initiée en 1906 par l’industriel Pierre Bardou et son gendre Jules Pams, plusieurs fois ministre sous la IIIe République, sa construction se terminera en 1925. Le château appartient désormais à un particulier qui l’a transformé en chambre d’hôte, tandis que le parc, propriété de la ville d’Argelès, est prêté aux organisateurs dans le cadre de leur partenariat.
Un écrin face à la mer
C’est donc depuis les hauteurs de la commune, avec vue imprenable sur la mer, que les artistes se produisent. Le premier soir s’annonçait comme une fête pour les amateurs de chanson française. Coeur de Pirate, Renan Luce et De Palmas partageaient l’affiche avec deux pointures moins connotées : Suzanne Vega et Jacques Dutronc. La première se retrouvait pourtant reléguée à ouvrir le festival dès 18 h. Accompagnée simplement de ses bassiste et guitariste au niveau technique exceptionnel, l’Américaine a procuré aux spectateurs un réel moment de grâce. Dutronc, tête d’affiche de la soirée, fera quant à lui dans l’efficace, ne jouant que des tubes pendant presque une heure et demie. De quoi nous rappeler, si on l’avait oublié, la carrière d’envergure du Corse d’adoption (il brandira même le drapeau de l’île de Beauté sur scène).
Iggy Pop toujours aussi affuté
Tout autre ambiance le lendemain. Ce samedi soir deux légendes partageaient la scène : Patti Smith et Iggy Pop. Le concert de la première fut un moment de poésie extraordinaire. Un instant d’émotion pure qui tire des larmes sincères face à la beauté de l’ensemble. Une prestation qui risque de rester gravée dans l’histoire du festival. Iggy Pop n’était pas aussi subtil. Après s’être pris une crash barrier en plein visage lors de son concert de la veille, l’iguane reste tout de même d’attaque et fait le job. Il se tortille, se déhanche comme un forcené et ressortira de scène épuisé, soutenu par deux vigiles. Izia clôturera la soirée avec une fougue qui n’a rien à envier à son prédécesseur. Quelques heures avant, on l’entendait pourtant confier en coulisse au chanteur des BB Brunes avoir un trac monstre de jouer après les Stooges. Même si on peut lui reprocher d’en faire un trop lors de son show, impossible de penser qu’elle ne donne pas tout.
Pour cause de finale de la Coupe du monde le dimanche, la dernière soirée aura finalement lieu le lundi 12 juillet. Après avoir subi les balances de Saez pour cause d’arrivée tardive depuis Liège, mais surtout son concert où il adore enfoncer les portes ouvertes, on peut passer aux choses sérieuses. Deep Purple, l’un des groupes fondateurs du hard rock, s’en donne à coeur joie et enchaine ses tubes sourire aux lèvres : Highway star, Strange kind of woman, Lazy et bien entendu l’inusable Smoke on the water. Ne manquait que Child in time, pourtant l’un des plus beaux de l’histoire du rock. Puis Gossip vient clore les trois jours de festivités par une prestation mi-figue mi-raisin. On a connu Beth Ditto bien plus inspirée et surtout plus en forme.
Outre les prestations impeccables des figures tutélaires du rock présentes le week-end dernier, on retiendra pourtant autre chose de cette quatrième édition des Déferlantes. Difficile en effet de ne pas être marqué par la volonté des organisateurs de faire plaisir au public le plus large possible grâce à une ouverture d’esprit peu commune. Un bol d’air frais et d’authenticité, loin des clichés touristiques d’Argelès-Plage.